Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a supervisé mercredi 17 avril l’essai d’une nouvelle « arme
tactique », affirme ce jeudi matin l’agence de presse officielle de Corée du Nord. Un essai qualifié par Kim Jong Un d’un « événement de très grande importance pour les capacités de combat » de son armée.
tactique », affirme ce jeudi matin l’agence de presse officielle de Corée du Nord. Un essai qualifié par Kim Jong Un d’un « événement de très grande importance pour les capacités de combat » de son armée.
Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias
C’est
la première fois que le régime affirme avoir mené un essai militaire
depuis l’échec du sommet de Hanoi avec le président américain Donald
Trump fin février, et l’arrêt des pourparlers de dénucléarisation avec
les États-Unis.
La Corée du Nord n’a donné aucune précision quant à
cette mystérieuse nouvelle arme, mais les termes utilisés suggèrent un
missile de courte portée, doté d’un système de guidage. Ce n’est
probablement pas un engin intercontinental. Aucun tir de missile de
longue portée n’a été détecté, selon l’armée américaine.
Une provocation limitée
Ce
nouvel essai nord-coréen constitue ainsi une provocation limitée :
suffisante pour attirer l’attention des États-Unis, mais pas assez grave
pour justifier l’instauration de nouvelles sanctions.
Le régime
cherche à faire pression sur le gouvernement de Donald Trump : dans un
discours la semaine dernière, Kim Jong Un a donné aux États-Unis jusqu’à
la fin de l’année pour trouver un compromis sur la question nucléaire.
Pyongyang demande un allègement des sanctions en échanges de mesures
partielles de démantèlement, alors que Washington exige une
dénucléarisation complète.
Ce nouvel essai a sans doute aussi un objectif interne : il permet au dirigeant nord-coréen de rassurer ses généraux et ses « faucons », qui s’inquiètent des discussions de désarmement entamées depuis l’année dernière.
Par RFI

