La législation actuelle sur
le mécénat autorise les entreprises et les particuliers à décompter
entre 60%
et 66% d’un don, jusqu’à un certain plafond, de leur
déclaration fiscale, ce qui entraîne de fait un manque à gagner fiscal
pour les comptes publics. Cette réduction fiscale peut même atteindre
90% lorsqu’elle concerne l’achat de biens culturels considérés comme des
“trésors nationaux” ou présentant “un intérêt majeur pour le patrimoine
national”.
La famille Pinault avait été la première grande fortune française à
réagir au lendemain de l’incendie qui a ravagé la toiture de la
cathédrale parisienne, joyau de l’architecture gothique.
“Course à l’échalote”
Toute la question est de savoir si toutes les grandes fortunes et
entreprises, qui ont été nombreuses à annoncer leur participation à la
souscription nationale en faveur de Notre-Dame, imiteront le geste de
François-Henri Pinault.
Certains observateurs et
responsables politiques reprochent déjà aux entreprises et à ces
généreux milliardaires de s’exonérer de leurs responsabilités en
bénéficiant d’un avantage fiscal. “On ne peut pas faire de la
préservation de notre patrimoine une grande opération de communication
comme certains sont en train de faire”, a accusé sur LCI la tête de
liste France insoumise aux européennes, Manon Aubry, dénonçant “une
espèce de course à l’échalote de l’entreprise qui donnerait le plus tout
en revendiquant l’exonération d’impôt”.
Geoffroy Clavel,Le HuffPost

