C'est devenu une habitude au Real Madrid notamment, chaque année, de jeunes joueurs identifiés comme les grands talents de demain rejoignent la Maison blanche. Ce vendredi, c'est le Japonais Takefusa Kubo qui s'est engagé, garnissant une liste déjà bien garnie d'espoirs dont certains sont déjà déchus.
Dès 2015, alors qu'il n'avait
encore que 14 ans, son nom était connu des fans du ballon rond... Et
pour cause, les vidéos de ses exploits balle au pied étaient devenues
virales, et il avait rapidement gagné son surnom de "Messi japonais".
Quatre ans plus tard, Takefusa Kubo vient à peine d'atteindre sa
majorité qu'il quitte à nouveau son Japon natal pour redécouvrir
l'Europe et l'Espagne. Ce vendredi, le Real Madrid, excusez du peu, a
officialisé la signature du milieu de terrain offensif du FC Tokyo. Le
montant de la transaction n'a pas encore filtré, mais elle ne
dépasserait pas les deux millions d'euros, rapporte la presse ibérique.
L'investissement
est donc moindre pour la Maison blanche, même si le nouvel arrivant se
pose de prime abord en renfort pour le Castilla. Mais déjà, les plus
optimistes lui promettent une grande carrière internationale, les
Merengues ayant mis la main sur un artiste ciblé depuis son adolescence
par Manchester City ou le Paris Saint-Germain. C'est finalement le club
présidé par Florentino Pérez qui a raflé la mise, tout heureux de
pouvoir au passage profiter de retombées mercantiles non négligeables,
notamment sur les ventes de maillots en Asie, et plus spécifiquement au
pays du Soleil levant. Et voilà un prodige de plus qui rallie le Real
Madrid, quelques jours seulement après avoir honoré sa première cape
chez les A nippons, et après avoir disputé cette saison 13 rencontres au
sein de l'élite japonaise, pour 4 buts inscrits.
Un retour remarqué en Espagne
Ces dernières années, la
formation espagnole a régulièrement investi sur des talents précoces,
comme ce fut le cas en 2014 avec Martin Odegaard. Le Norvégien, qui
n'avait alors que 16 ans, n'a depuis pas réussi à percer en équipe
première, même si sa carrière est lancée aux Pays-Bas. Le Néerlandais
Mink Peeters, lui aussi recruté à 16 ans, est un flop, tout comme le
Paraguayen Sergio Diaz, débarqué à 18 ans en 2016. Le Français Théo
Hernandez, acheté en 2017 à 19 ans contre 24 M€, n'a pas livré des
performances justifiant une telle indemnité de transfert.
A l'inverse, Vinicius Junior pourrait lui réussir à se faire une place au soleil s'il gagne la confiance de Zinedine Zidane après avoir eu celle de Santiago Solari, tout comme Federico Valverde,
un Uruguayen débauché en 2016, alors qu'il n'avait que 18 ans. On attend
donc désormais de savoir quelle trajectoire embrassera Takefusa Kubo,
tout comme ceux qui l'ont précédé il y a peu de temps parmi les recrues
madrilènes prometteuses, Brahim Diaz , Andriy Lunin, Rodrigo Rodrigues,
Rodrygo voire Eder Militao, pour lesquels, au cas par cas, les
pensionnaires de Santiago-Bernabéu n'ont pas hésité à dépenser plusieurs
dizaines de millions d'euros. Kubo a lui peut-être un avantage sur la
concurrence, il connaît bien l'Espagne pour y avoir déjà passé quatre
années, entre 2011 et 2015, à la Masia, le centre de formation du
Barça...
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