
D’après le
journal The Financial Times, le mouvement chiite libanais Hezbollah fait
actuellement
face à des difficultés financières importantes. L’administration Trump insiste sur l’idée que cette «crise» est due à la pression exercée sur l’Iran. Or, les observateurs internationaux restent sceptiques.
face à des difficultés financières importantes. L’administration Trump insiste sur l’idée que cette «crise» est due à la pression exercée sur l’Iran. Or, les observateurs internationaux restent sceptiques.
Le chef du groupe Hezbollah,
Hassan Nasrallah, a lancé un appel au «djihad financier» et un autre
pour collecter davantage d’aide financière pendant ce ramadan. Selon les
analystes interviewés par The Financial Times, la politique des sanctions de Donald Trump à l’égard de l’Iran a joué un rôle important dans cette «crise financière».
Cet
avis est notamment partagé par Brian Hook, représentant spécial des
États-Unis pour l’Iran. Selon lui, ces appels du Hezbollah constituent
«une conséquence directe de la pression que nous [les États-Unis, ndlr]
mettons sur les revenus de l’Iran» qui finance le Hezbollah, d’après Washington.
En guise de preuve, le représentant américain a rappelé que l'Iran
avait réduit son budget de la défense de 28% cette année, bien que les
chiffres officiels iraniens ne confirment pas cette information.
Cependant, plusieurs diplomates occidentaux et analystes régionaux se sont dits sceptiques face aux affirmations américaines selon lesquelles le financement du Hezbollah aurait été réduit par les sanctions économiques contre l’Iran. Selon eux, Washington n’a présenté aucune preuve tangible à ce sujet, en partie parce que l’aide financière de l’Iran au Hezbollah ne passerait pas par les voies officielles et serait difficile à retracer.
Ils désignent de leur côté d’autres faits susceptibles de nuire au Hezbollah, notamment l’économie affaiblie du Liban, le ralentissement de la croissance régionale et la baisse des collectes de fonds de la part de la diaspora libanaise.
«Le
Liban est en difficulté financière», a déclaré Yassine Jaber, député
libanais du parti Amal à majorité chiite. «Cela affecte le Hezbollah et
ses partisans».
Le journal spécule toutefois sur les signes de la faiblesse financière du Hezbollah,
constatés récemment par certains observateurs internes. Quatre membres
de la communauté chiite libanaise ont notamment affirmé que leurs
proches travaillant pour les institutions du Hezbollah avaient signalé
une réduction ou un retard des salaires. Il s’agirait en l’occurrence de
combattants et d’employés de la chaîne de télévision du Hezbollah, Al
Manar.
L’administration Trump insiste sur le fait que sa campagne de «pression maximale» visant à limiter les exportations de pétrole de l’Iran, ainsi que les activités des banques et du secteur des métaux ont forcé Téhéran à réduire son financement du Hezbollah, lequel, selon les États-Unis, s’élève à 700 millions de dollars par an.
Par sputnik
Cependant, plusieurs diplomates occidentaux et analystes régionaux se sont dits sceptiques face aux affirmations américaines selon lesquelles le financement du Hezbollah aurait été réduit par les sanctions économiques contre l’Iran. Selon eux, Washington n’a présenté aucune preuve tangible à ce sujet, en partie parce que l’aide financière de l’Iran au Hezbollah ne passerait pas par les voies officielles et serait difficile à retracer.
Ils désignent de leur côté d’autres faits susceptibles de nuire au Hezbollah, notamment l’économie affaiblie du Liban, le ralentissement de la croissance régionale et la baisse des collectes de fonds de la part de la diaspora libanaise.
L’administration Trump insiste sur le fait que sa campagne de «pression maximale» visant à limiter les exportations de pétrole de l’Iran, ainsi que les activités des banques et du secteur des métaux ont forcé Téhéran à réduire son financement du Hezbollah, lequel, selon les États-Unis, s’élève à 700 millions de dollars par an.
Par sputnik

