WASHINGTON | Les équipements de télécommunications du groupe chinois Huawei seraient
Ce rapport, qu'a consulté le quotidien, a été préparé par Finite State, une entreprise de cybersécurité basée à Columbus (Ohio).
Bien que les tests documentent de nombreux défauts en matière de
cybersécurité trouvés dans les équipements Huawei, le rapport n'accuse
pas la société d'avoir délibérément intégré ces faiblesses dans ses
produits pour y laisser accès à des tiers.
Le document a toutefois été soumis ces dernières semaines à de
hauts responsables de plusieurs agences gouvernementales aux États-Unis
et au Royaume-Uni.
Et selon le quotidien économique, des responsables de
l'administration Trump ont affirmé que la conclusion des tests appuyait
leurs décisions politiques.
Washington
a placé mi-mai le groupe chinois, actuellement numéro deux des
téléphones intelligents et leader mondial du 5G — internet nouvelle
génération ultrarapide — sur une liste d'entreprises soupçonnées
d'espionner pour le compte de Pékin. Ce que dément fermement le groupe
chinois.
Les experts de Finite State ont affirmé que le taux de
vulnérabilités détectées dans les équipements Huawei était bien
supérieur à la moyenne constatée dans les appareils fabriqués par ses
concurrents. Quelque 55 % des images de microprogrammes testées
contiennent selon eux au moins une vulnérabilité, qualifiée de « porte
dérobée potentielle » qui pourrait permettre à un pirate ayant
connaissance de ce type de faiblesse et équipé d'une clé cryptographique
adéquate de se connecter.
Le rapport inclut une étude de cas comparant l'un des commutateurs
de réseau haut de gamme de Huawei à des appareils similaires d'Arista
Networks et de Juniper Networks Inc. Il montrerait, selon le journal,
que les appareils de Huawei présentent des facteurs de risque plus
élevés.
Par Le journal de Montréal

