
En RDC, la Voix des sans voix (VSV) a demandé, mercredi 5 juin, à Félix Tshisekedi de s’impliquer pour la réouverture du procès de l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, neuf ans après leur mort. Ce mercredi, les familles et défenseurs des droits de l’homme ont organisé une série d’activités commémoratives, dont des dépôts de gerbes de fleurs sur la tombe de Floribert Chebeya.
Elle s’avance devant la tombe, elle dépose sa gerbe de fleurs, elle
n’éclate pas en sanglots, mais elle ne peut retenir longtemps cette
larme qui perle sur ses joues. Adélaïde est la sœur de Floribert
Chebeya : « La détresse et la tristesse… Parce qu’il était pour moi
un fils. Un fils, parce que je l’avais pris jusqu’à ce qu’il commence
son travail pour défendre les opprimés du monde. »
À côté d’Adélaïde, Gina, le neveu de Fidèle Bazana, compagnon de Chebeya, espère qu’un jour la vérité éclatera : « Ce que nous demandons, c’est que la justice soit faite, que les vrais auteurs de ce crime soient jugés et condamnés. »
De son côté, la voix des sans voix appelle à la réouverture du procès et attend un geste de la part du président de la République Félix Tshisekedi. « Nous
lui demandons de ne pas sacrifier la quête pour l’État de droit, au nom
des intérêts de la coalition politique, avec l’ancien régime », explique Rostin Manketa, directeur exécutif de l’organisation.
L’ONG
a également demandé que le général John Numbi Banza Tambo soit démis de
ses fonctions d’inspecteur général des Forces armées de la RDC et qu’il
soit déféré devant les juges. Il est considéré par la famille et les
défenseurs de droits de l’homme comme le commanditaire de cet
assassinat.

