
Tibor Nagy était ce matin l’invité de Christophe Boisbouvier sur Radio France Internationale
(RFI).
Face
au célèbre journaliste français, le « Monsieur Afrique » du président
américain Donald Trump, a parlé de la guerre qui déchire les deux
régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest du Cameroun.
Tibor Nagy,
secrétaire d'Etat adjoint des Etats-Unis pour les Affaires africaines a
démontré à quel point il est préoccupé par la situation du Cameroun. Ce
haut responsable américain a laissé entendre que le pays de Paul Biya
lui a retiré le sommeil.
Extrait
Au Cameroun, suite à une grande conférence nationale d’octobre
dernier, le président Paul Biya propose un statut spécial pour les deux
régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qu’est-ce que vous en
pensez ?
Ce que je peux vous dire c’est que le Cameroun
c’est un pays qui m’empêche de dormir, pour lequel mon cœur saigne. Oui
le dialogue national a été un pas positif, oui la libération des
prisonniers politiques par le président Paul Biya a été un pas positif.
La semaine dernière j’ai rencontré l’un de ses opposants Monsieur
Maurice Kamto. Mais ce qui compte vraiment c’est la mise en œuvre des
décisions. Ce qui compte plus pour les populations du Nord-Ouest et du
Sud-Ouest c’est la décentralisation authentique, elles ne veulent pas
d’une décentralisation symbolique avec seulement les mots sur le papier,
les beaux discours. Malheureusement chaque jour qui passe, de plus en
plus de personnes dans ces deux régions sont tentées par la solution
d’avoir leur propre pays. Pour les États-Unis, c’est une mauvaise
solution. Car le Cameroun est un seul pays avec deux systèmes. Mais il
faut une réelle décentralisation ; et c’est la mise en œuvre, c’est ce
qui se passe sur le terrain.
Donc ce que vous
dites c’est que c’est un premier pas mais cela ne suffit pas ? Oui parce
que vous pouvez avoir une conférence et des conclusions, mais après,
que se passe-t-il sur le terrain ?
Quelle
proportion de la décentralisation est consacrée à la décentralisation ? A
quels postes sont placés les gens élus et les gens nommées ? S’il y a
les postes sélectifs, y aura-t-il les postes hiérarchiquement supérieurs
qui relèveront d’une nomination du président ? Les populations doivent
prendre le contrôle de leur propre vie et de leur héritage
Par 237actu.com

