Le sénateur du Vermont, dont le programme
est très marqué à gauche, est désormais favori
pour aller défier Donald
Trump aux élections présidentielles du 3 novembre.
Bernie Sanders a largement remporté samedi 22 février le vote dans l'Etat américain du Nevada pour la primaire démocrate, s'ancrant fermement dans la position de favori pour aller défier le président républicain Donald Trump à l'élection du 3 novembre.
Selon
des résultats portant sur 50% des bureaux de vote, le sénateur de 78
ans, au programme nettement marqué à gauche, dispose d'un très large
avantage, avec 46% des suffrages. L'ancien vice-président modéré Joe
Biden apparait quant à lui en deuxième place (23%), loin devant le
modéré Pete Buttigieg (13%).
Mais ce dernier a cherché, avec un
discours fort, à se présenter en meilleur rempart modéré contre un
Bernie Sanders qu'il juge trop à gauche pour pouvoir rassembler les
électeurs et battre Donald Trump. Benjamin et révélation des primaires
âgé de 38 ans, il a mis en garde les électeurs démocrates contre le
risque de choisir un socialiste pour qui le capitalisme est "à l'origine de tous les maux".
Il est parvenu à attirer les minorités
Ce
troisième round des primaires démocrates place le sénateur socialiste
Bernie Sanders, âgé de 78 ans, dans une position très favorable avant
l'avalanche du "Super Tuesday" le 3 mars, lorsque quatorze Etats
voteront.
Triomphant devant la foule venue l'acclamer en criant "Bernie",
le sénateur était déjà samedi en campagne dans le Texas, poids lourd
avec le Californie des Etats qui voteront pour cette grande journée
électorale. "Nous allons gagner à travers ce pays parce que les Américains en ont assez d'un président qui ment tout le temps", a-t-il déclaré.
Toujours
très populaire chez les jeunes, le septuagénaire est parvenu cette fois
à attirer les minorités, l'un de ses points faibles lors de sa
tentative ratée de décrocher l'investiture démocrate en 2016 contre
Hillary Clinton. Prônant notamment une profonde réforme du système de
santé vers une couverture universelle, ce socialiste revendiqué avait
alors été perçu comme trop à gauche par une bonne partie de
l'establishment démocrate.
Par Franceinfo