
Le Nigeria sollicite le Fonds monétaire international (FMI), la Banque
mondiale et la Banque
africaine de développement (BAD) et leur demande
6,9 milliards de dollars. L'argent est destiné à financer les effets de
la pandémie de coronavirus et de la chute des cours du brut. Le Nigeria,
premier pays pétrolier d'Afrique, est aussi le plus peuplé. L'argent
servira aussi à alimenter un fonds de 1,3 milliard de dollars destiné à
améliorer le système de santé.
Le Nigeria n'est sans doute pas l'homme malade de l'Afrique mais
c'est assurément un géant aux pieds d'argile. Premier producteur de
pétrole du continent, il dépend de cette ressource pour financer son
économie et la chute vertigineuse des cours du brut a entraîné un choc
budgétaire.
Pour éviter la catastrophe, Abuja a dû tendre la main
aux bailleurs de fonds. Le pays demande 3,4 milliards de dollars au FMI
( soit l'entièreté de sa contribution ), 2,5 milliards à la Banque
mondiale et 1 milliard à la Banque africaine de développement.
Ces
institutions ont d'ores et déjà annoncé avoir débloqué des facilités de
crédit d'urgence pour les pays à faibles revenus. A lui seul, le FMI a
libéré 50 milliards de dollars.
Vingt
pays africains ont déjà réclamé des lignes de crédit. Dans le cas du
Nigeria, l'argent servira, en partie, à alimenter un fonds d'un milliard
trois cents millions de dollars destiné à améliorer le système de
santé.
Malgré ses difficultés, Abuja dispose d'une large marge de
manœuvre. Le pays est l'un des moins endettés d'Afrique (40 % de son
PNB). Il peut donc espérer traverser la crise si du moins les cours du
pétrole remontent rapidement.
Par
RFI

