
L’annonce a été faite par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, ce vendredi. « Ce baccalauréat sera un véritable baccalauréat », a-t-il assuré.
Il n’y aura pas d’épreuves sur table cette année. Le baccalauréat et
le brevet seront validés en contrôle continu. C’est ce qu’a annoncé
Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, ce vendredi
3 avril, alors que la France est confinée depuis presque trois semaines
pour tenter d’endiguer l’épidémie de Covid-19. Jeudi soir, le Premier
ministre Edouard Philippe avait préparé le terrain. « C’est sur la piste du contrôle continu complet qu’il va falloir se reposer », expliquait-il sur TF1.
En raison de la situation sanitaire « incertaine », le
gouvernement a ainsi écarté une solution mixte qui aurait consisté à
faire passer une ou deux épreuves aux élèves et à valider le reste en
contrôle continu.
Cette « formule » doit faire travailler les élèves « tout au long du mois de juin jusqu’au 4 juillet », pour « rattraper les semaines de cours ». Elle concernera le brevet et le baccalauréat général, mais aussi technologique et professionnel (BEP, CAP et BTS).
Le
principe du rattrapage pour le baccalauréat est maintenu. Les candidats
ayant obtenu entre 8 et 10 pourront passer des oraux de rattrapage « dans les conditions habituelles » au début du mois de juillet. « C’est
un point sur lequel je veux insister tout particulièrement :
l’assiduité des candidats. Encore une fois, le fait de rester jusqu’au
4 juillet est une condition sine qua none pour obtenir le diplôme, » a souligné Jean-Michel Blanquer.
Une session sera ouverte en septembre pour les candidats libres. « Ce baccalauréat sera un véritable baccalauréat », a-t-il assuré.
Les notes obtenues pendant la période de confinement exclues
L’ensemble
des épreuves de baccalauréat général et technologique sont validées par
la note obtenue dans les disciplines concernées, a précisé le ministre.
« On se basera sur le contrôle continu des trois trimestres, à
l’exception des notes obtenues pendant la période de confinement », a-t-il encore indiqué.
Les notes déjà attribuées aux épreuves anticipées de première sont gardées, donc le baccalauréat de français de l’année dernière
Epreuves orales de français maintenues
Le
ministre a précisé que la note de l’épreuve écrite du baccalauréat de
français en première sera la moyenne des notes obtenues par l’élève tout
au long de l’année dans cette discipline. « Nous ne prenons pas en
compte les notes obtenues lors de périodes de confinement, mais par
contre, les épreuves orales de français, elles, sont maintenues », a-t-il dit. Celles-ci seront organisées à la fin du mois de juin ou au début du mois de juillet, « si les conditions sanitaires le permettent ». Cette épreuve sera simplifiée : il y aura moins de textes que prévu.
Jury d’examen
Qui
examinera et validera ou non ce contrôle continu ? Un jury d’examen
présidé par un inspecteur général dans chaque département, étudiera les
livrets de chaque élève. « Il valorisera, le cas échéant,
l’engagement et les progrès de l’élève. Garantir l’équité entre les
candidats et notamment l’harmonisation pour tenir compte des différences
de notation entre établissements » assure le ministre de l’Education.
Contrôle d’assiduité pour obtenir le brevet
L’ensemble
des épreuves du brevet sera également validé en contrôle continu pour
les élèves de Troisième, à partir de la moyenne des notes obtenues
durant les trois trimestres, qui ne prendra pas en compte la durée de
confinement. « L’obtention finale sera suspendue à un contrôle d’assiduité », a insisté le ministre.
Le retour des élèves dans les classes dépendra de l’évolution sanitaire. L’hypothèse d’un retour dans les classes au 4 mai reste une « hypothèse », a indiqué Jean-Michel Blanquer.

