
La Corée du Sud a annoncé qu’elle allait distribuer des millions de
masques aux travailleurs les plus
exposés au coronavirus, ainsi qu’aux
travailleurs étrangers sur son territoire. Depuis le début de
l’épidémie, la grande majorité des Sud-Coréens portent un masque dès
qu’ils sortent de chez eux. Une habitude très ancrée en Asie, et qui
semble avoir joué un rôle dans la propagation plus lente de l’épidémie.
Avec notre correspondant à Séoul,
3,65 million de masques seront distribués par le ministère du Travail aux chauffeurs de taxis, livreurs, et conducteurs de bus,
d’ici le 8 mai. Les centaines de milliers de travailleurs étrangers qui
n’ont pas accès au système national de rationnement de 2 masques par
semaine en bénéficieront aussi. Beaucoup de ces travailleurs sont
employés par les secteurs de l’industrie et de la distribution.
Les
employés de centres d’appels téléphoniques bénéficieront aussi de la
mesure. Ceux-ci travaillent dans des bureaux très rapprochés et parlent
toute la journée, ce qui favorise la propagation du virus. Mi-mars, un
foyer d’infection s’est déclaré dans un centre d’appel de Séoul,
obligeant les autorités à tester les centaines de résidents et
d’employés de l’immeuble.
Le masque permet de protéger les autres
Depuis
le début de la crise, la grande majorité des Sud-Coréens portent un
masque – parfois en tissu faute de mieux - dès qu’ils mettent le pied
dehors. Une pratique aussi observée à Hong Kong, à Taïwan, ou au Japon,
et qui semble expliquer en partie la propagation plus lente de la maladie dans ces pays.
Le
virus peut en effet se transmettre par les postillons. C’est pourquoi
un masque, même s’il n’est pas un masque chirurgical, constitue une
première barrière. Il permet surtout de protéger les autres. Les
porteurs sains du virus, qui ne présentent pas de symptômes, peuvent
être contagieux sans le savoir.
En dépit d’un pic de
contaminations début mars, la Corée du Sud semble réussir à maîtriser
l’épidémie et n’a pas imposé un confinement total de la population.
Par RFI

