Jeudi 23 avril, les autorités vietnamiennes autorisent
certains commerces à rouvrir dans les
villes de Hanoï et Hô Chi
Minh-Ville.
Le Vietnam
enregistre zéro mort et moins de 300 cas recensés, alors que ce pays
encore en développement se trouve dans une zone fortement concernée par
le coronavirus. Un succès résultant notamment de la politique stricte de quarantaine
et de suivi des personnes mise en place par le gouvernement. Le pays
peut donc dès à présent sortir du confinement, même si
les rassemblements restent interdits, le port du masque et la
distanciation sociale encouragés. Jeudi 23 avril, le régime communiste
autorise certains commerces à rouvrir, notamment dans les villes de Hanoï et Hô Chi Minh-Ville.
Cet
assouplissement intervient alors que le pays se targue pour le moment
d'un succès dans sa gestion de la pandémie. Depuis la détection des
premiers cas en janvier, seules 268 contaminations au Covid-2019 ont été
signalées, sans entraîner de décès. Aucune nouvelle infection n'a été
recensée depuis une semaine. Le nombre de personnes testées reste,
certes, faible (un peu plus de 180 000 sur une population de 96 millions
d'habitants).
Et quiconque oserait remettre en cause les chiffres
officiels s'exposerait à des sanctions du gouvernement, très attentif à
ce que sa gestion de la crise sanitaire ne soit pas remise en cause.
Mais les experts estiment que la tendance est positive et des
représentants de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont à plusieurs reprises mis en avant la rapidité avec laquelle Hanoï avait réagi.
Tous les vols suspendus dès février
Dès les premiers jours de février, le Vietnam a suspendu tous ses vols vers la Chine
et verrouillé sa frontière terrestre, longue de 1 300 kilomètres, avec
la République populaire. Les écoles n'ont pas rouvert après les
cérémonies du Têt, le Nouvel An vietnamien, fin janvier. Et des villages
agricoles et leurs 10 000 habitants ont été verrouillés pour trois
semaines alors qu'il n'y avait qu'une douzaine de cas confirmés sur
l'ensemble du territoire. Par la suite, « plus de 80 000 personnes se
sont retrouvées en quarantaine au même moment » à travers tout le pays, a
relevé Takeshi Kasai, directeur régional de l'OMS pour la région du
Pacifique occidental. « C'est la raison pour laquelle ils ont pu
continuer à maintenir un petit nombre » d'infections.
N'ayant pas les moyens de lancer une campagne de tests à grande échelle comme la Corée du Sud,
les autorités ont aussi misé sur l'isolement des personnes infectées et
une véritable traque s'est mise en place pour débusquer les personnes
avec lesquelles elles avaient été en contact.
Par AFP

