Anna Fifield, journaliste au « Washington Post », a travaillé sur la Corée du Nord pendant près de quinze ans. Dans un livre passionnant, elle raconte les dessous de la dictature la plus fermée du monde.
Cela se lit comme un roman, à mi-chemin entre dystopie flippante et
thriller. Sauf que tout est vrai. « The Great Successor », le livre
événement de la journaliste Anna Fifield, correspondante au « Washington
Post » avait déjà fait parler avant sa sortie mi-juin, avec la
divulgation d’un scoop tiré des bonnes feuilles – Kim Jong-nam, le
demi-frère du dictateur assassiné à l’aéroport de Kuala Lumpur aurait
travaillé pour la CIA –, mais ce ne serait pas lui faire justice que de
le réduire à cette seule information, tant l’ouvrage est une plongée
exceptionnelle dans l’univers d’une dictature que peu connaissent de si
près.
Sur la base de multiples déplacements en Corée du Nord –
déplacements très surveillés bien sûr –, mais aussi et surtout d’une
centaine d’interviews réalisées ces quinze dernières années avec des
« échappés », dont certains très proches du pouvoir comme la tante de
Kim Jong-un, la journaliste a réussi à dessiner une radiographie
étonnante de la dynastie Kim, avec une analyse fine du personnage de Kim
Jong-un, jeune dictateur de 35 ans aux multiples visages.
Ainsi
que de ce pays objet de tous les fantasmes et les peurs, la Corée du
Nord. Un ouvrage qui permet aussi d’éclairer l’étrange pas de deux entre
Kim Jong-un et Donald Trump, alors que le pays vient de confirmer avoir procédé à deux tirs de missiles, mardi
10 septembre, quelques heures après avoir réaffirmé sa volonté de
reprendre les négociations avec les Etats-Unis. Interview avec Anna
Fifield.
Par nouvelobs.com

