![Le président s'affiche avec une kalachnikov[Capture écran Twitter - @HannaLiubakova] Le président s'affiche avec une kalachnikov](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_640_360/public/capture_decran_2020-08-23_a_21.16.32_5f42c0a82b814.png?itok=1xOw_Wcs)
Une image qui illustre les tensions qui
subsistent en Biélorussie. Le président bélarusse Alexandre
Loukachenko a
été montré ce 23 août arrivant, en gilet pare-balle et un fusil
d'assaut Kalachnikov à la main, à sa résidence à Minsk située non loin
des manifestations de l'opposition.
La vidéo, publiée sur Telegram par la présidence bélarusse, montre le
chef d'État, 65 ans, descendant d'un hélicoptère après l'atterrissage
sur le territoire de sa résidence officielle, après avoir fait un tour
avec son fils Nikolaï, 15 ans, au-dessus du lieu où les partisans de l'opposition s'étaient mobilisés en masse dans l'après-midi.
«Ils se sont enfuis comme des rats», lance le président bélarusse, dans
une autre vidéo tournée lors de son vol en hélicoptère, alors qu'il ne
restait plus de protestataires dans la soirée sur l'avenue de
l'Indépendance, point de départ de la manifestation de dimanche.
Selon les images, Alexandre Loukachenko,
en gilet pare-balle, semble porter un kalachnikov à crosse pliante,
sans chargeur. Dans l'après-midi, la mobilisation de l'opposition sur
l'avenue et la place de l'Indépendance, ainsi que sur les rues
adjacentes, semblait équivalente à celle de la semaine passée, lorsque
quelque 100.000 personnes étaient descendues dans la rue de la capitale
bélarusse le 16 août, selon des journalistes de l'AFP.
Mais dans la soirée, avec la pluie, les protestataires se sont
dispersés dans le calme après avoir défilé dans le centre-ville, selon
la même source. La mobilisation contre l'homme fort du pays ne faiblit
pas depuis l'annonce des résultats du scrutin du 9 août qui l'avaient
donné vainqueur avec 80% des voix. Au pouvoir depuis 26 ans, le
président avait juré cette semaine de «régler le problème» de la
contestation, fruit d'un complot occidental selon lui, et même mis en
état d'alerte l'armée, accusant l'Otan de manoeuvrer aux frontières de
la Biélorussie.
Par
CNEWS avec AFP

