Alors qu’il ne cesse de dénoncer la « censure » orchestrée par
la plateforme, Donald Trump
espère pouvoir à nouveau bloquer ses
détracteurs
RESEAUX SOCIAUX - Alors qu’il ne cesse de dénoncer la
« censure » orchestrée par la plateforme, Donald Trump espère pouvoir à
nouveau bloquer ses détracteurs
Donald Trump espère retrouver le droit de bloquer ses détracteurs sur Twitter. Dans un courrier adressé ce jeudi à la Cour suprême,
l’administration Trump a demandé à ce que soit revue une décision de
justice de 2018, qui empêche le président des Etats-Unis de bloquer
toute personne sur le réseau social.
Après une plainte de sept utilisateurs du réseau social bloqués par Trump, le compte Twitter du président @realdonaldtrump avait été considéré en mai 2018 comme un support de communication public devant se plier aux règles en vigueur en matière de liberté d’expression.
« La possibilité de réagir aux fréquents tweets présidentiels, en les
commentant, s’inscrit dans l’exercice de la liberté d’expression
protégée par le premier amendement de la Constitution », avait fait
valoir la justice américaine.
« Les publications relèvent davantage de propos privés que d’ordre gouvernemental »
Les
avocats du ministère de la Justice (DOJ) exhortent les juges à annuler
leur décision de l’époque, estimant inappropriée la qualification du
compte Twitter de Donald Trump comme moyen de communication publique.
Ils font valoir aujourd’hui que les diverses publications du président des Etats-Unis sur son compte relèvent « davantage de propos privés que d’ordre gouvernemental ».
Alors qu’il ne cesse de dénoncer la « censure » orchestrée
par la plateforme, Donald Trump espère pouvoir à nouveau bloquer ses
détracteurs
Donald Trump espère retrouver le droit de bloquer ses détracteurs sur Twitter. Dans un courrier adressé ce jeudi à la Cour suprême,
l’administration Trump a demandé à ce que soit revue une décision de
justice de 2018, qui empêche le président des Etats-Unis de bloquer
toute personne sur le réseau social.
Après une plainte de sept utilisateurs du réseau social bloqués par Trump, le compte Twitter du président @realdonaldtrump avait été considéré en mai 2018 comme un support de communication public devant se plier aux règles en vigueur en matière de liberté d’expression.
« La possibilité de réagir aux fréquents tweets présidentiels, en les
commentant, s’inscrit dans l’exercice de la liberté d’expression
protégée par le premier amendement de la Constitution », avait fait
valoir la justice américaine.
« Les publications relèvent davantage de propos privés que d’ordre gouvernemental »
Les
avocats du ministère de la Justice (DOJ) exhortent les juges à annuler
leur décision de l’époque, estimant inappropriée la qualification du
compte Twitter de Donald Trump comme moyen de communication publique.
Ils font valoir aujourd’hui que les diverses publications du président des Etats-Unis sur son compte relèvent « davantage de propos privés que d’ordre gouvernemental ».
Le Knight First Amendment Institute de l’Université Columbia,
qui avait déposé la première plainte au nom des sept utilisateurs de
Twitter bloqués, a demandé aux juges de rejeter la demande de
l’administration Trump. « Cette affaire défend un principe fondamental
pour notre démocratie : les fonctionnaires du gouvernement ne peuvent
pas exclure les gens des forums publics simplement parce qu’ils sont en
désaccord avec leurs opinions politiques », a expliqué sur les réseaux
sociaux Jameel Jaffer, le directeur exécutif du Knight First Amendment Institute.
Le compte @realdonaldtrump,
qui compte désormais plus de 85 millions d’abonnés, est le moyen de
communication privilégié du président. Selon USA Today, depuis la
création du compte, le président a « tweeté » plus de 54.000 fois, soit
une moyenne d’environ 13 fois par jour.
Par 20minutes

