Au Cameroun, plusieurs chaînes de radio et chaînes de télévision figurent parmi les occupants illégaux de la station radiophonique de Mbankolo à Yaoundé, la capitale. Ils n’ont pas de licence d’exploitation des réseaux de
communications électroniques délivrées par le ministère des Postes et Télécommunications (Minpostel). Ils n’ont pas d’accord d’assignation de fréquences, encore moins de certificat d’homologation de leurs équipements.
Dans
la liste des récalcitrants, figure la Crtv, l’office de radiodiffusion
et télévision public. Le constat est fait dans un mémo présenté aux
membres du gouvernement, révèle le journal « Le Messager ». Un « grand nettoyage »
est annoncé par la ministre des Postes et Télécommunications qui, ce 16
février 2016, a visité la station située sur le mont Mbankolo à
Yaoundé.
Minette
Libom Li Likeng (photo) a dénoncé le fait que le site soit inondé de
pylônes, d’antennes et diverses infrastructures installés de manière
anarchique. « C’est une honte. Nous allons prendre des mesures fortes pour mettre fin à tout cela », a-t-elle déclaré. Même les occupants en règle contribuent au désordre en louant leur matériel aux clandestins.
Les
radios et les télévisions ne sont pas les seules représentées à la
station radiophonique. Il y a aussi les équipements de plusieurs
entreprises et administrations publiques ou privées qui utilisent des
fréquences radio pour leurs communications. Et parmi les occupants
illégaux, il y a le ministère de la Défense, la délégation générale à la
Sûreté nationale, le Parlement ou encore Camtel, l’opérateur historique
des télécoms au Cameroun.
Le mémo adressé au gouvernement indique que « sur
les 41 exploitants de radioélectrique fournissant des services de
radiodiffusion et de télévision présents sur le site, seul une poignée
est en phase avec la réglementation ».
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