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pays africains utilisent actuellement des équipements militaires
chinois, selon un rapport sur les capacités des diverses puissances
militaires dans le monde publié le 2 mars par l'Institut international
des études
stratégiques (IISS).
Le think-tank basé à Londres et qui se présente comme étant «une référence majeure en matière de conflits politico-militaires» a précisé avoir analysé les exportations d’armes et de matériel militaire vers 51 pays africains.
«La
Chine a réalisé des percées importantes sur le marché africain de la
défense, ce qui reflète plus largement l’augmentation l'influence de
Pékin sur le continent», a souligné le rapport intitulé «La balance militaire» (The Military Balance).
Cité par le quotidien britannique The Independant, l’auteur de ce rapport, Joseph Dempsey, a révélé que dix nouveaux pays africains sont devenus des «clients émergents»
de l’industrie de l’armement chinoise depuis 2005 : l'Algérie,
l'Angola, le Cap-Vert, le Nigeria, le Tchad, Djibouti, la Guinée
équatoriale, le Gabon, l'Ouganda et le Ghana.
M.
Dempsey a également fait remarquer que plusieurs pays africains
choisissent de s’approvisionnent en équipements militaires auprès de la
Chine pour obtenir des armes qu’ils n’ont pas les moyens d’acquérir
auprès d’autres pays exportateurs, citant notamment l’exemple des
drones armés livrés par Pékin au Nigeria et dont les prix défient toute
concurrence.
Le
rapport souligne par ailleurs qu’il est très difficile de déterminer la
valeur des importations africaines d’équipements militaires chinois en
raison de l’opacité qui entoure les contrats d’armement conclus entre
les deux parties. «Les équipements militaires chinois sont
majoritairement importés par les pays africains dans le cadre d’accords
entre gouvernements, et financés par des prêts chinois ou inclus dans de
plus larges programmes d'investissement dans les infrastructures», a fait remarquer M. Dempsey.
Agence Ecofin

