Les
entreprises africaines devraient lever 3,1 milliards de dollars grâce à
des IPO en 2016 si elles réalisent la quizaine d’introductions qu’elles
ont déjà annoncées, selon un rapport publié le 29 février par le
cabinet d'avocats
d'affaires international Baker & McKenzie.
Ce
montant représente 1,5 milliard de dollars de plus que celui levé en
2015 grâce aux 21 IPO réalisées sur le continent, a-t-on précisé de même
source. Il devrait être aussi le plus élevé depuis 2010, ce qui
constituerait un pied du nez à une conjoncture marquée par la baisse des
cours des matières premières et le retrait massif des capitaux des
marchés émergents.
«Quinze
IPO sont déjà en cours de préparation, dont celle du groupe nigérian
Interswitch spécialisé dans la gestion des processus de paiement au
profit des banques et qui opère dans cinq pays africains», a souligné Baker & McKenzie.
Le
cabinet leader dans le domaine du conseil en fusions-acquisitions sur
les marchés émergents a également précisé que l’introduction
d’Interswitch pourrait être la première IPO ayant valeur d’un milliard
de dollars en Afrique.
Les
autres opérations prévues comprennent notamment la propre introduction
de Dar es Salaam Stock Exchange et la double cotation du fonds
botswanais spécialisé dans les télécoms et l’immobilier Tadvest's, à
Maurice et en Namibie.
«A
l’exception des plus importantes économies africaines, le continent
fait encore face à plusieurs défis qui se manifesteront par une faible
demande émanant des investisseurs institutionnels et de détail locaux»,
a souligné Edward Bibko, directeur de la division marchés des capitaux
pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Baker & McKenzie.«Cela
signifie que les grandes entreprises africaines devraient procéder à
des doubles cotations sur des bourses mondiales comme celles de Londres
ainsi que sur leurs marchés domestiques», a-t-il ajouté.
Agence Ecofin

