Le
Club de Paris, un cercle des créanciers publics composé jusque-là de
pays dits développés, a annoncé le 6 juin avoir accepté officiellement
l'adhésion de la Corée du Sud, marquant ainsi son ouverture aux
puissances
émergentes qui deviennent de plus en plus incontournables sur
le marché de la dette souverain.
L'adhésion de la Corée du Sud constitue «une reconnaissance de son rôle croissant en tant que créancier souverain», a indiqué l'institution dans un communiqué.
«En
tant que membre, la Corée sera en mesure de mieux influencer l'agenda
financier international et de peser dans les futures restructurations de
dettes souveraines du Club de Paris», a-t-elle ajouté.
Fondé en 1956, le Club de Paris se définit comme un «cadre
multilatéral permettant aux créanciers de recouvrer leurs créances en
arriérés et de trouver une solution efficace et rapide aux crises de la
dette souveraine». Ce groupe «informel» qui compte parmi ses
membres la France, les Etats-Unis, l'Allemagne, le Japon ou encore la
Suisse avait annoncé en avril dernier son intention de s'ouvrir aux
grands pays émergents.
Ce
club très sélect attend désormais la réponse de la Chine, une grande
puissance émergente particulièrement active sur le marché de la dette
souveraine en Afrique.
Agence Ecofin

