La Première dame est absente du pays
depuis presque trois (03) mois pour régler les problèmes de famille.
Mais le peuple camerounais s’inquiète de ce long voyage sans nouvelles
de la mère
des orphelins et des souffrances.
Cependant, d’autres sources bien informées placent Chantal Biya au
centre d’un certain nombre d’exigences à l’égard de son illustre époux
afin qu’elle regagne le Cameroun. La République est en ébullition, le
compte à rebours d’une lutte de positionnement au sommet de l’Etat est
désormais déclenché. Le président de la République est sous pression.
Pourra-t-il résister ?
Pourquoi tant de bruits de bottes autour du couple présidentiel ? Un
certain nombre d’observateurs politiques ne cessent de se poser cette
question depuis la célébration de l’Etat unitaire au Cameroun, le 20 mai
2016. Déjà au boulevard du 20 mai à Yaoundé, les Camerounais ont
constaté la grande absence de madame Chantal Biya, tant au défilé qu’à
la soirée récréative, qu’organise traditionnellement le couple
présidentiel au palais de l’Unité.
Au lendemain, les réseaux sociaux sont montés au créneau avec l’affaire
Brenda Anastasie Eyenga Biya, la fille du chef de l’Etat qui séjournait à
Los Angeles aux Etats- Unis. Mais jusqu’ici aucune vérité n’est établie
sur cette affaire, seulement, les ennemis du régime qui en ont profité
pour fragiliser le chef de l’Etat camerounais. En dehors de penser qu’on
s’achemine vers les signes de temps, il est impensable de réfuter
l’idée selon laquelle la sécurité de la famille présidentielle n’est pas
au beau fixe.
La popularité de Paul Biya qui prend du volume et la présidentielle 2018
lui ouvrent grandement la porte d’un nouveau mandat. Les indignations
des clans adverses augmentent en puissance et les conséquences sont
évidentes. Brenda Biya a failli être la victime des ennemis de son père
qui se recrutent parmi les activistes politiques camerounais aux
Etats-Unis, les réseaux de succession au sommet de l’Etat et pourquoi
pas les stratèges qui rôdent autour du couple présidentiel pour mettre
certains hommes de confiance de Paul Biya sur la sellette.
De l’affaire Brenda à Martin Belinga Eboutou
Le voyage du président de la République en Suisse pour retrouver sa
famille, une semaine après la célébration du 20 mai 2016, n’a pas été de
toute sérénité comme par le passé. Un séjour de 29 jours à Genève qui a
fait couler beaucoup d’encre et de salive jusqu’à son retour au pays.
Paul Biya rentre sans la première Dame du Cameroun.
Un conflit générationnel nait et anime les humeurs et coulisses au
niveau des centres de décisions de notre pays et la tendance observée au
sein du couple présidentiel plonge le sérail dans la peur et les
questionnements. Pour madame Chantal Biya, il est urgent et salutaire
d’insuffler les nouvelles énergies autour du chef de l’Etat pour éviter
les désagréments de Los Angeles.
Un remaniement ministériel, objet d’un toilettage, selon elle, s’impose
avec à la clé une liste des hommes à évacuer auprès de Paul Biya et ceux
qui doivent les remplacer. Mais Paul Biya ne partage peut-être pas cet
avis, lui qui dirige le Cameroun depuis 34 ans avec l’expérience et le
tact de certains de ses collaborateurs dont l’exigence est qu’il s’en
débarrasse. L’épisode est riche en enseignement politique et présente
certaines figures emblématiques du régime Biya, placées sur l’autel du
sacrifice dans l’objectif pour certains est de précipiter le Cameroun
vers la 3ème République.
« Un roi sans divertissement est un homme plein de misères » pense un
adage. Comment peut-on vouloir du bien au chef de l’Etat camerounais
tout en lui ôtant ses hommes de confiance ? A 83 ans, le chef de l’Etat
n’a plus droit à une nouvelle adaptation du point de vue de son
entourage ou de son environnement si non ses jours sur terre seront
abrégés. Le pays est vaste et mérite que les nouvelles énergies soient
dépêchées dans les secteurs clés pour l’émergence du Cameroun.
Les exigences de madame Chantal Biya
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Source: Camer.be

