Ils avaient jusqu'au 12 juillet au soir pour déposer leurs
candidatures auprès de la Commission électorale nationale autonome et
permanente gabonaise (Cenap). Sauf désistement ou invalidation par la
commission,
ils devraient donc être 18 sur la ligne de départ face à Ali
Bongo Ondimba. Revue des prétendants. Ali Bongo Ondimba
Ses opposants n’ont d’ailleurs pas ménagé leurs efforts pour tenter d’invalider sa candidature, contestant devant la Cenap son acte de naissance. Des arguments balayés par les deux instances : sa candidature a bien été enregistrée samedi 9 juillet. « Voilà, je suis officiellement candidat », a d’ailleurs déclaré le chef de l’État depuis Libreville lors d’un rassemblement de ses partisans émaillé de heurts.
Jean Ping
La promesse de cet ancien baron d’Omar Bongo Ondimba aux électeurs ? Être le candidat d’un seul mandat, comme il l’affirmait à Jeune Afrique en mars dernier.
Guy Nzouba-Ndama
Mais sept ans plus tard, Guy Nzouba-Ndama s’est retourné contre le chef de l’État après avoir rendu sa carte du Parti démocratique gabonais (PDG), dans le sillage d’autres frondeurs du courant Héritage et Modernité. Depuis, il multiplie les critiques à l’encontre d’une classe politique dont il a longtemps fait partie. « J’assume ma part de responsabilité, mais je ne suis pas comptable de la gestion d’un autre », jurait-il en juin à Jeune Afrique.
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Il y a sept ans, Casimir Oyé Mba avait déçu en renonçant à l’élection présidentielle à la dernière minute. Cette fois, le candidat de l’Union nationale (UN) a promis qu’il n’abandonnerait pas la course en cours de route.
À 74 ans, l’ancien Premier ministre d’Omar Bongo Ondimba, lui aussi un ancien cacique du PDG, sera donc bien présent sur la ligne de départ. Son principal combat : faire invalider la candidature de chef de l’État, qu’il accuse d’avoir enfreint l’article 10 de la Constitution. Article qui précise que pour être candidat à la présidence de la République, il faut être gabonais de naissance.
Raymond Ndong Sima
Depuis de longs mois déjà, cet économiste originaire du Woleu Ntem préparait le terrain. Quelques semaines avant de claquer la porte du PDG en 2015, il avait déjà publié un livre très critique envers Ali Bongo Ondimba, Quel renouveau pour le Gabon ? (éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2015).
Pierre-Claver Maganga-Moussavou
Candidat malheureux en 1993, en 1998 et en 2009, le maire de Mouila sera à nouveau sur la ligne de départ le 27 août 2016 pour le compte du Parti social-démocrate (PSD).
S’il promet de vouloir barrer la route au chef de l’État coûte que coûte, l’ancien ministre des Transports a refusé les appels du pied de l’opposition à se ranger derrière un candidat, malgré les faibles scores obtenus lors des précédentes échéances. En 2009, il avait recueilli 2 576 voix, soit 0,76 % des suffrages.
Bruno Ben Moubamba
La candidature de l’ancien vice-président de l’Union nationale n’est en effet soutenue que par une partie de l’Union du peuple gabonais (UPG), empêtrée dans des querelles de succession. En 2009, celui qui fait valoir sa « filiation idéologique » avec Pierre Mamboundou, l’opposant historique décédé en octobre 2011, avait récolté 0,28 %des voix.
Léon Paul Ngoulakia
Une formation politique toute récente : jusqu’au mois d’octobre 2015, le candidat, par ailleurs cousin d’Ali Bongo Ondimba, faisait partie du PDG. Léon Paul Ngoulakia occupait d’ailleurs l’un des postes clés de l’État gabonais, puisqu’il présidait le Conseil national de sécurité, le puissant service de renseignement gabonais.
Dieudonné Minlama Mintogo
Âgé de 48 ans, Dieudonné Minlama Mintogo, originaire de Bitam, est l’un des jeunes loups de ce scrutin et représentera la Convention nationale de l’interposition.
Paul Mba Abessole
Paul Mba Abessole, vieil opposant d’Omar Bongo Ondimba ayant rallié la majorité en 2002, a également franchi la porte de la Cenap mardi, quelques minutes avant la fin des dépôts de candidature. À bientôt 77 ans, le patron du Rassemblement pour le Gabon (RPG) sera donc le doyen de cette élection.Augustin Moussavou King
Le leader du Parti socialiste gabonais (PSG) est également sur la ligne de départ. En 2009, il avait apporté son soutien à Pierre Mamboundou.huit autres prétendants
La Cenap a également enregistré huit autres candidatures. Parmi eux, Gérard Ella Nguema, ex-secrétaire exécutif de l’UN et auparavant membre du Rassemblement national des républicains (RNR).Selon la commission électorale, Michel Bouka Rabenkogo, anciennement membre de la Commission électorale gabonaise lors des élections de 2009, a également déclaré sa candidature. De même que Roland Désiré Aba’a Minko, Jean-Jacques Ndong Mbadinga, Gervais Nzovi Moulengui, Pierre-Claver Mouele Mboumba et Abel Mboumbe Nzondou, tous indépendants.
Camille Mouivo-Matsima, natif de Port-Gentil, 47 ans, participera pour la première fois à l’élection présidentielle en tant que candidat indépendant.
Mais selon la Cenap, certaines candidatures pourraient ne pas aller à leur terme. Les candidats doivent en effet s’acquitter d’une caution de 20 millions de F CFA (environ 30 500 euros) auprès de la commission pour briguer l’élection. Sur ce dernier point, la Cenap devra valider (ou non) les candidats d’ici vendredi 15 juillet.
Claire Rainfroy
Jeune Afrique

