Qui l’eût cru ? Au travers d’une
interview accordée au site d’informations français LExpress.fr,
Christian Bongo, demi-frère d’Ali Bongo, et figure emblématique du
Haut-Ogooué, mais également du clan Bongo,
désavoue publiquement ce
dernier. Un entretien à cœur ouvert dans lequel Christian Bongo ne mâche
pas ses mots et tire à boulets rouges sur Ali Bongo.
Âgé de 49 ans et notoirement connu pour
avoir dirigé plusieurs entreprises étatiques, dont la Banque Gabonaise
de Développement (BGD), Christian Bongo est aux yeux de nombreux
observateurs avertis, un homme au tempérament modéré, très discret et
extrêmement attentif aux problèmes du clan Bongo.
Tout au long de l’entretien exclusif
qu’il a accordé à LExpress.fr, Christian Bongo n’a pas manqué de
souligner que le passage en force de son frère plonge le Gabon dans un
chaos profond. Il explique entre autres que l’ensemble des altogovéens
dont la famille Bongo, est, pris en otage par Ali Bongo et par son
entourage aveugle. Il s’étonne du fait qu’Ali Bongo ait effectué un coup
d’état électoral au détriment du peuple gabonais.
À la mort de son père Omar Bongo dont il
était très proche, il a œuvré aux côtés de sa sœur aînée Pascaline
Bongo à faire en sorte que sa fratrie ne se déchire pas autour des
questions liées au partage d’un colossal héritage estimé à plusieurs
centaines de millions d’euros.
Infondées ou pas, de nombreuses rumeurs
faisaient état depuis plusieurs années, de profondes divergences entre
Ali Bongo et Christian Bongo. Personnage énigmatique, peu coutumier de
la scène politique gabonaise, Christian Bongo est aujourd’hui la tête du
Fonds de garantie pour le Logement (FGL).
Christian Bongo sort du silence en
soulignant que les agissements irresponsables et antidémocratiques de
son frère sont une atteinte flagrante à la démocratie gabonaise et aux
libertés individuelles. Au regard de ce qui précède et tenant absolument
à ce que cette mascarade électorale prenne rapidement fin, Christian
Bongo appelle le camp présidentiel à cesser l’escalade de violence.
Préoccupé au plus haut point par la
situation que traverse actuellement le pays, Christian Bongo estime que
les exigences de l’opposition sont totalement fondées et méritent des
réponses frappées par le sceau de la transparence. Pour lui, seul le
recomptage manuel, bureau de vote par bureau de vote, procès-verbal par
procès-verbal des résultats de la province litigieuse (le Haut-Ogooué),
pourrait apaiser les esprits.
Entretien avec Christian Bongo
gabonmediatime.com
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