Après avoir traité le pape de "fils de pute" et demandé à Obama d'"aller se faire voir", le président philippin, Rodrigo Duterte, s'est engagé, jeudi, à ne plus proférer d'insultes. Dieu lui a demandé de changer son comportement, assure-t-il.
Habitué aux insultes en tous genres, le
président philippin, Rodrigo Duterte, s'est engagé à ne plus être
grossier. Il a affirmé que dieu lui était apparu dans la nuit de du
jeudi 27 au vendredi 28 octobre, lors d'un vol entre le Japon et son
fief de Davao, aux Philippines. Lorsque tout le monde dormait,
explique-t-il, une voix lui a demandé de changer sa conduite.
"Donc j'ai promis à Dieu, de ne pas utiliser d'argot,
d'insultes et tout ça... Une promesse à Dieu est une promesse au peuple
philippin."
La déclaration de Duterte, fait à son arrivée à Davao, a été
chaleureusement applaudie mais le président a rapidement modéré
l’enthousiasme : "N’applaudissez pas trop, cela va me faire dérailler."
Duterte a fait la une de la presse internationale après
avoir traité le pape de "fils de pute" et demandé à Obama d'"aller se
faire voir". Le temps dira s'il parvient désormais à modérer son
langage. Le chef d’État de 71 ans, qui a été comparé au candidat
républicain Donald Trump en raison de son langage fleuri, n’a pas émis
de jurons dans son discours prononcé jeudi soir.
Il n’a toutefois pas pu s’empêcher de décocher quelques
flèches à l’encontre des membres de la commission des droits de l'Homme.
Interrogé sur une reine de beauté philippine qui venait de remporter la
récente élection de Miss International, Rodrigo Duterte a souligné
qu’elle était plus "belle que les membres de cette commission qui sont
moches."
France24 et AFP

