
La justice genevoise a annoncé ce jeudi 3 novembre avoir procédé en début de semaine à la saisie de 11 voitures de luxe qui appartiendraient à Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale. Les autorités suisses le soupçonnent de «blanchiment d’argent».
Onze voitures de luxe, parmi lesquelles une Koenigsegg, la voiture
suédoise réputée la plus rapide du monde et produite à seulement sept
exemplaires, ont été saisies. Les bolides étaient garés dans l’aéroport
de Genève, où ils attendaient de s’envoler vers la Guinée équatoriale.
C’était sans compter sur la justice suisse qui les a saisies lundi
dernier, pour éviter que Teodorin Obiang ne les rapatrie in extremis au pays.
Le vice-président et fils du président de Guinée équatoriale est en
effet poursuivi par le ministère public genevois, qui vient d’ouvrir une
enquête préliminaire à son encontre.
La justice suisse exécutait surtout une demande d’entraide émise par
la France, où Teodorin Obiang sera très bientôt jugé pour blanchiment
d’abus de biens sociaux, détournement de fonds publics et corruption. En
clair, pour les dizaines de millions d’euros de véhicules de luxe, mais
aussi de bijoux, de vêtements ou encore d’objets d’arts qu’il aurait
acquis « en France, entre 2007 et 2011 », selon les juges français. Ces
derniers soupçonnent que ces achats aient été effectués grâce à des
détournements de fonds publics équato-guinéens.
Quant aux véhicules saisis à Genève, l’avocat de Teodorin Obiang, maître Marsigny, joint par RFI, est catégorique : « Ce ne sont pas ses voitures. »

