Le président ivoirien Alassane Ouattara, chef suprême des armées en
vertu de la Constitution ivoirienne, a procédé ces derniers jours à
plusieurs nominations à la tête des grands commandements
militaires. Un
réaménagement qui intervient à la suite des mutineries qui ont agité le
pays lors de la première dizaine du mois de janvier.
Les anciens commandants de l’ex-rébellion des Forces nouvelles
enregistrent ainsi des fortunes diverses. Le plus heureux d’entre eux
est sans conteste le lieutenant-colonel Issiaka Ouattara, alias « Wattao »,
qui prend les commandes de la Garde républicaine, unité chargée de la
sécurisation et de la protection des institutions dont il était
auparavant le commandant en second auprès du colonel Edouard Amichia.
La promotion du très controversé Wattao fait suite à son implication dans la résolution de la mutinerie de Bouaké.
Quant à Cherif Ousmane, qui assurait la fonction de commandant en
second du groupement de sécurité du Président de la République (GSPR),
il quitte le giron présidentiel pour se retrouver à la tête du 1er
bataillon des commandos et parachutistes d’Akouédo, la plus grande
caserne militaire du pays d’où était parti le coup d’État de décembre
1999 contre Henri Konan Bédié – un verrou stratégique pour protéger
le pouvoir.
Retour à la case départ pour Morou Ouattara
Cherif Ousmane est remplacé au GSPR, qui est aujourd’hui constitué de gendarmes et militaires, par le lieutenant-colonel de gendarmerie Ibrahim Gon Coulibaly, le frère du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Le commandant de cette unité ne change pas, en la personne du général de division Vagondo Diomandé.
Retour à la case départ, en revanche, pour le lieutenant-colonel
Morou Ouattara alias « Atchengue », qui quitte le commandement en second
des forces spéciales et surtout la protection de Guillaume Soro
pour le bataillon de sécurisation de l’Est. Pendant la rébellion, Morou
Ouattara occupait la fonction de commandant de zone (comzone) de cette
région frontalière du Ghana et du Burkina Faso.
Dramane Soro muté dans le sud-ouest
De son côté, le lieutenant-colonel Losseni Fofana ne quitte pas son bastion montagneux et demeure le patron du bataillon de sécurisation de l’Ouest. Dramane Soro, suspecté par la justice militaire d’avoir joué un rôle dans les affrontements meurtriers de Bouna, en mars dernier, est quant à lui muté dans le sud-ouest. C’est sa deuxième affectation en moins d’un an.
Enfin, Hervé Touré, alias « Vetcho », reste à Bouaké au troisième
bataillon d’infanterie, tandis que le lieutenant-colonel Zackaria Koné
prend le commandement de l’Unité de Commandement et de Soutien. Dans la
gendarmerie et les autres forces de défense, d’autres mouvements de
moindre importance ont été enregistrés, comme le montre le document
ci-dessous.
Retour à la case départ pour Morou Ouattara
Cherif Ousmane est remplacé au GSPR, qui est aujourd’hui constitué de gendarmes et militaires, par le lieutenant-colonel de gendarmerie Ibrahim Gon Coulibaly, le frère du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Le commandant de cette unité ne change pas, en la personne du général de division Vagondo Diomandé.
Dramane Soro muté dans le sud-ouest
De son côté, le lieutenant-colonel Losseni Fofana ne quitte pas son bastion montagneux et demeure le patron du bataillon de sécurisation de l’Ouest. Dramane Soro, suspecté par la justice militaire d’avoir joué un rôle dans les affrontements meurtriers de Bouna, en mars dernier, est quant à lui muté dans le sud-ouest. C’est sa deuxième affectation en moins d’un an.
Source: http://www.jeuneafrique.com/

