Dans un communiqué conjoint, les 3 organisations promettent de faire en
sorte "que les pays hôtes qui offrent l'hospitalité africaine à
l'ancien président Jammeh et à sa famille ne deviennent pas la cible de
harcèlement,
d'intimidation ou toute autre forme de pressions ou de
sanctions".
Elles précisent que ces assurances s'étendent également à "sa famille
immédiate, les membres de son administration, les responsables
gouvernementaux et de la sécurité, ainsi que les partisans de son
parti".
La Cédéao, l'UA et l'ONU s'engagent à veiller à ce que le
gouvernement gambien n'adopte aucune mesure législative qui porterait
atteinte à ces garanties et lui enjoignent de s'assurer qu'il n'y ait
"ni intimidation ni harcèlement ou chasse aux sorcières visant
d'anciens membres ou partisans du régime".
En outre que
l'opération militaire engagée jeudi en Gambie pour forcer M. Jammeh à
céder le pouvoir au nouveau président Adama Barrow est terminée, a été
diffusée peu après qu'il a quitté le pouvoir et le pays.
Saluant
"la bonne volonté et la stature d'homme d'Etat de l'ex-président
Jammeh" pour parvenir à un dénouement pacifique de la crise, les trois
organisations s'engagent à œuvrer auprès du gouvernement gambien pour
qu'il "garantisse la dignité, le respect, la sécurité et les droits" de
M. Jammeh, "en tant que citoyen, chef de parti et ancien chef de
l'Etat".
S'agissant du départ de Yahya Jammeh, qui a quitté le
pays jeudi soir, il est qualifié de "temporaire" dans le texte,
ajoutant que la Cédéao, l'UA et l'ONU œuvreront auprès des autorités
pour qu'il puisse "retourner en Gambie au moment de son choix".
Elles se portent également garantes des propriétés de l'ex-président, de sa famille des membres de son régime ou de son parti.
BBC Afrique

