Les images d’une demeure des mille et une nuits, attribuée à l’ancien
directeur général du Budget, Antoine Félix Samba, provoquent un buzz sur
la toile depuis hier mardi.
Les internautes s’indignent du luxe ostentatoire des lieux. Les réseaux
sociaux tiennent entre leurs dents une nouvelle proie. Il s’agit d’une
demeure féerique attribuée à l’ancien directeur général du Budget du
ministère des Finances.
Antoine Félix Samba occupe actuellement les fonctions d’inspecteur
général dans le même ministère. Mais ce ne sont pas ses nouvelles
fonctions qui en font la coqueluche du web, mais le château des mille et
une nuit qu’un photographe manifestement amateur a capté en plusieurs
images et dans une vidéo qui a déjà fait plusieurs fois le tour de la
toile.
Antoine Félix Samba On y voit une résidence constituée de
duplex successifs surmontés de toit de dôme et reliés entre eux par des
passerelles suspendues. Le maître des lieux n’en a pas fini puisque la
résidence est en travaux d’extension sur une des vidéos postées. Le tout
baigne dans un luxe ostentatoire, avec une récurrence du marbre, des
dorures, du bois précieux, le staff, de la vitrerie et du fer forgé. Le
maître des céans a un goût affiché pour la déco, avec une toile
représentant la sainte cène, où Jésus et ses apôtres prennent le dernier
repas avant la passion du Christ.
Dans une autre vidéo, des véhicules de luxe sont passés en revue. Le
propriétaire est aussi friand de statues d’art. Un masque bamiléké est
reconnaissable parmi tant d’autres, des lions et des déesses sont figés
dans le marbre de l’éternité dans cet environnement qui transpire le
faste. Sur une des photos postées apparaît une piscine, ultime
embellissement d’une demeure qui n’a rien à envier aux châteaux des
émirs qataris présentés dans des documentaires consacrés aux
milliardaires.
Sauf que, cette fois, le domaine en question est situé au Cameroun, au
quartier Nkolondom, sur le flanc d’une des sept collines de Yaoundé.
Selon nos informations, la concession montrée sur les photos et vidéos
publiées appartient effectivement à l’actuel inspecteur général du
ministère des Finances, Antoine Felix Samba.
En effet, peu avant 7h hier mardi 18 avril au matin, sans qu’on puisse
identifier la source originelle du post, les forums whatsapp et le fil
d’actualité Facebook ont été saturés d’images et vidéos de cet empire
foncier attribué à l’ancien directeur général du Budget du ministère des
Finances.
Ces images ont fait l’effet d’une bombe et se sont répandues comme une
traînée de poudre. Les influenceurs et bloggeurs s’étant emparés du
sujet, tout est allé très vite. Deux facteurs ont accéléré le buzz : le
contexte de grève des médecins pour revendications salariales, après les
enseignants dont certains n’ont pas reçu leur salaire depuis leur
sortie de l’école normale il y a quatre ans.
Et le contraste explosif entre le statut de fonctionnaire du
propriétaire des lieux et le luxe impressionnant de la concession. C’est
donc évidemment que les réactions enregistrées dans les différentes
plateformes de discussion s’indignent d’une telle richesse. Extraits : «
C’est Versailles ou bien.
C’est juste scandaleux » ; « La maison hors du commun construite par un
fonctionnaire au Cameroun » ; « Mon dieu, les riches s’enrichissent et
les pauvres s’appauvrissent davantage.
Paradoxe du Cameroun. Causes : Mal gouvernance, redistribution
inéquitable des richesses, laxisme de nos dirigeants et peur de la
population »… Il n’y a pas que des posts d’indignation : « Antoine Samba
avant d’être Directeur général du Budget au Minfi était à la tête d’une
grosse entreprise privée dont il est actionnaire à hauteur de 62%, il a
été pendant longtemps actionnaire dans 2 compagnies aériennes au Gabon.
Aujourd’hui, il est le premier producteur du cacao au Cameroun »,
défend un internaute sur sa page Facebook, avant de soupçonner des
attaques tribalistes contre ce fils de la Haute-Sanaga. En réalité, le
buzz ne fait que commencer dans ce feuilleton qui a déjà suscité de
milliers de réactions, de partages et de commentaires sur les réseaux
sociaux.
Source: cameroononline.org

