Alors
qu’il prenait part à la 16ème session de l’Institut francophone de la
régulation financière (Ifrefi) à Libreville en
mai dernier, Jean-Claude
Ngbwa, président de la Commission des marchés Financiers du Cameroun
(CMF), a fait un point sur l’état de développement de son marché qu’il
juge sans concession.
« Les
incitations fiscales proposées n’ont finalement pas été si
déterminantes pour les entreprises composées majoritairement de groupes
familiaux dont les promoteurs sont frileux à l’idée d’en perdre le
contrôle s’ils étaient cotés à la DSX [Douala Stock Exchange] », a
affirmé le président de la CMF. Le constat d’échec, selon lui, amène à
envisager des pistes pour une nouvelle vague d’entreprises étatiques à
privatiser par le marché. Jean-Claude Ngbwa a donc proposé, entre
autres, « une obligation à adresser aux banques pour se faire coter, ainsi que la création de passerelles avec le marché régional ».
Le
secteur bancaire camerounais compte actuellement 15 banques classiques.
Ce qui représente une manne pour le marché financier selon la CMF.
Néanmoins, M. Ngbwa reste optimiste car selon lui, il entrevoit un
regain d’activités durant l’année en cours car, « il y a un espoir réel de nouvelles cotations ».
Sylvain Andzongo
Investir au Cameroun

