Dans un communiqué, la CPI estime ce mardi 26 septembre que la
détention est la seule mesure qui
garantisse la participation de
l’ancien président à son procès.
En juillet dernier, une première décision de la chambre de
première instance de la Cour pénale internationale (CPI) avait été
cassée en appel. Mais le réexamen de la demande de Laurent Gbagbo n’a
rien changé à la sentence finale : la CPI a rejeté la demande de remise
en liberté de l’ancien président ivoirien.
Dans un communiqué publié mardi 26 septembre, la Cour estime
« que la détention demeure la seule mesure qui garantisse la
participation de Laurent Gbagbo au procès, et qu’elle est donc
raisonnable, appropriée et nécessaire. » « L’existence d’un réseau de
partisans qui pourrait l’aider à échapper à la justice » ou qui pourrait
exercer des pressions sur des témoins a notamment été étudiée, précise
le communiqué.
État de santé « amélioré »
La CPI estime également que l’état de santé de l’ancien
président s’est « amélioré » et qu’il permet un maintien en détention.
Depuis plusieurs mois, plusieurs proches de Laurent Gbagbo faisaient en
effet savoir qu’à 72 ans l’ancien président ivoirien faisait face à des
problèmes médicaux.
Chez ses partisans, l’espoir était pourtant de taille. Plus d’un an et demi après l’ouverture du procès et alors que les audiences ne semblent pas près de s’achever, beaucoup estimaient qu’une libération de l’ex-leader socialiste était proche.
Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan, Laurent Gbagbo a été
transféré à la prison Scheveningen, dans les faubourgs de La Haye, aux
Pays-Bas en novembre 2011. Depuis janvier 2016, il est jugé aux côtés de Charles Blé Goudé,
l’ancien leader des jeunes patriotes, pour crimes de guerre et crimes
contre l’humanité pendant la crise post-électorale de 2010-2011.
Source: jeuneafrique.com

