
Au Mali, l’élection présidentielle doit avoir lieu en juillet prochain et les candidats se bousculent au portillon. Et ce lundi, une nouvelle candidature est venue s’ajouter à la liste. Celle d’un homme d’affaires Aliou Boubacar Diallo. C’est à Nioro, dans la ville d’un influent chef religieux malien qu’il a annoncé sa candidature.
Aliou Boubacar Diallo est un candidat atypique. Ce Malien de 58 ans
est d’abord un homme d’affaires plutôt prospère. Il est notamment
propriétaire d’une mine d’or. Il n’est pas à la tête d’un parti
politique, mais ici tout le monde le sait, l’Alliance démocratique pour
la paix - ADP-Maliba -, est sa création.
Cette formation politique, au début de la majorité présidentielle, a
non seulement regagné les rangs de l’opposition, mais a débauché des
députés du parti au pouvoir, une première au Mali. En fait, Aliou
Boubacar Diallo est d’abord candidat contre le président malien sortant,
IBK, qui sera à nouveau dans la course, selon ses partisans.
Entre les deux hommes, le courant ne passe plus. Pour sa campagne,
Aliou Diallo campe sur ses moyens, sur ses électeurs, bien sûr, mais
aussi sur la bénédiction d’un chef religieux, Chérif M'Bouye Haïdara. Et
c’est à Nioro, dans la ville de ce sage très influent, qu’il a annoncé
sa candidature.
Du monde à la cérémonie d’investiture. Outre quelques milliers de
sympathisants, une dizaine de leaders politiques maliens, dont le chef
de l’opposition Soumaïla Cissé. Selon les partisans du tout dernier
candidat déclaré, il est dans une plateforme dont le slogan est « Tout, sauf un second mandat pour le président IBK ».


