Après un mois de mouvement des gilets jaunes, les
policiers se disent épuisés. Leurs principaux
syndicats appellent demain mercredi à une journée de service minimum : autrement dit, les policiers ne sortiront de leur commissariat uniquement pour répondre aux appels d'urgence. Pour tenter d'apaiser les esprits le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner recevra les syndicats ce mardi soir.
syndicats appellent demain mercredi à une journée de service minimum : autrement dit, les policiers ne sortiront de leur commissariat uniquement pour répondre aux appels d'urgence. Pour tenter d'apaiser les esprits le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner recevra les syndicats ce mardi soir.
Les policiers estiment être laissés sur le côté depuis le début de la crise des gilets jaunes. Ils regrettent par exemple que lors de son discours il y a une semaine,
le président n'ait pas dit un mot concernant les forces de l'ordre. Des
forces de l'ordre «épuisées» soulignent les syndicats. Alliance par
exemple, le premier d'entre eux, demande aux députés de ne pas voter le
projet de loi de finance 2019 car il estime que le budget consacré aux
policiers est insuffisant.
Les policiers veulent plus de moyens
notamment pour répondre aux besoins de matériel et de locaux mais aussi
pour récompenser l'engagement sans faille des policiers depuis plusieurs
années. Alliance demande un véritable plan Marshall pour les forces de
l'ordre.
Il
y a d’autres revendications portées par le syndicat Unité SGP Police
Fo. D'abord, le paiement des 27 millions d'heures supplémentaires
effectuées par les policiers depuis 2015 et puis l'apport de 1 000
fonctionnaires chez les CRS pour soulager l'ensemble des compagnies très
sollicitées ces derniers temps. Si ce mardi soir place Beauvau, aucun
terrain d'entente n'est trouvé, les policiers pourraient aussi se
mobiliser sur les Champs-Elysées jeudi prochain.
Par RFI

