![Pour lutter contre cette surpopulation, le gouvernement a promis la création de 7.000 places de prison d'ici à la fin du quinquennat. [JEFF PACHOUD / AFP/Archives] Un surveillant pénitentiaire marche dans les couloirs de la prison de Bourg-en-Bresse, le 27 novembre 2018 [JEFF PACHOUD / AFP/Archives]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_640_360/public/749d21952da60cd40430290aedf115bced759fb2.jpg?itok=_LpjcpsT)
Le nombre de détenus dans les prisons françaises a établi un nouveau record au 1er décembre, avec 71.061 personnes incarcérées contre 70.708 le mois précédent, selon les chiffres de l'administration pénitentiaire consultés mercredi par l'AFP.
Avec plus de 71.000 détenus pour 60.000 places opérationnelles, la densité carcérale s'établit à 118,2% dans les prisons françaises, qui souffrent d'une surpopulation chronique, contre 117,8% un an plus tôt.
200% de densité carcérale
Elle atteint 40,3% dans les maisons d'arrêt, établissements
pénitentiaires qui accueillent les courtes peines ou les personnes en
attente de jugement. Dans certaines, elle dépasse les 200%.
22.890 personnes sont détenues dans une structure pénitentiaire
suroccupée à plus de 150%, et 40.196 dans une structure pénitentiaire
suroccupée à plus de 120%, selon les données statistiques mensuelles
mises en ligne par l'administration pénitentiaire.
Le nombre de matelas au sol est de 1.506, en légère baisse depuis un an (1.547 en 2017).
La barre très symbolique des 70.000 détenus en France avait été
franchie en avril. Le nombre de personnes incarcérées n'est depuis
jamais passé sous ce seuil, même en période estivale, où l'activité
judiciaire est traditionnellement ralentie et le nombre de placements en
détention moindre.
Pour lutter contre cette surpopulation, le gouvernement a promis la
création de 7.000 places de prison d'ici à la fin du quinquennat,
parallèlement à une redéfinition de l'échelle des peines. Celle-ci fera
baisser la population carcérale de 8.000 détenus, la ramenant à ses
niveaux de 2008-2010, selon la garde des Sceaux Nicole Belloubet.
La ministre de la Justice veut notamment proscrire l'emprisonnement
pour les très courtes peines, tout en garantissant l'application des
peines d'emprisonnement de plus d'un an et en multipliant les
alternatives en milieu ouvert.
Comme en octobre, près du tiers des personnes incarcérées (20.883)
sont des prévenus détenus dans l'attente de leur jugement. La part des
femmes (3,8% de la population carcérale totale) et celle des mineurs
(1%) sont stables au 1er décembre.
Au total, 82.634 personnes étaient placées sous écrou : le 71.061
détenues, et 11.573 placées sous surveillance électronique ou à
l'extérieur, des chiffres en légère augmentation.
Source: cnews.fr

