Des réfugiés syriens accueillis en 2015 éprouvent des difficultés

 
OTTAWA | Discrimination, difficulté à trouver de l’emploi, racisme: tout n’est pas rose pour les
réfugiés syriens arrivés au Canada en 2015 alors que le gouvernement Trudeau remplissait l’un de ses premiers engagements électoraux.
Une jeune syrienne arrivée d'Égypte à Ottawa avec ses parents et sa sœur a raconté au journal Ottawa Citizen avoir cessé de porter le hidjab parce qu’elle faisait l’objet de commentaires racistes tels que «Retourne d’où tu viens».
Comme cette dame, plusieurs réfugiés racontent les difficultés auxquelles ils se heurtent trois ans après leur arrivée dans une série d’articles lancée mercredi par le Ottawa Citizen.
Si la plupart des réfugiés qui se sont entretenus avec le Ottawa Citizen se disent heureux d’être au Canada, plusieurs ont souligné éprouver certaines difficultés.
Plusieurs soulignent qu’il est difficile d’obtenir un emploi correspondant à leurs qualifications et qu’ils se rabattent souvent vers un gagne-pain alimentaire. Retrouver les documents demandés pour faire reconnaître ses diplômes est parfois difficile lorsque ceux-ci se trouvent dans une zone de guerre, mentionne-t-on également.
Le premier ministre Justin Trudeau s’était engagé en campagne électorale à accueillir 25 000 réfugiés syriens quelques mois après son arrivée au pouvoir. Entrés en poste en novembre 2015, les libéraux ont rempli cette promesse phare à la fin février 2016.