
L’opposant et ancien candidat à l'élection présidentielle, interpellé lundi 28 janvier, a été interrogé une nouvelle fois ce vendredi 1er février. Les enquêteurs lui reprochent l’organisation de manifestations illégales dans plusieurs villes du Cameroun et l’accusent d'être l'instigateur de casses dans des ambassades camerounaises en Europe. S'il n'est pas encore inculpé, plusieurs de ses militants arrêtés lors de ces manifestations ont déjà été placés sous garde à vue administrative ou sous mandat de dépôt.
Les enquêteurs de la police judiciaire ont interrogé Maurice Kamto à
propos de vidéos et enregistrements qu’il avait diffusés sur les
réseaux sociaux. Il y dévoilait son plein de résistance contre la
réélection du président Biya, à destination des militants et
sympathisants de son parti. Aux yeux des officiers enquêteurs, ces
vidéos seraient le détonateur des événements qui ont conduit au saccage
des ambassades du Cameroun à Paris et à Berlin.
Maurice Kamto aurait totalement assumé le contenu de ces vidéos, tout
en réfutant toute responsabilité dans les violences observées dans les
chancelleries camerounaises. Selon son porte-parole, sur les 147
personnes arrêtées lors les manifestations de samedi dernier,
certaines ont déjà été placées sous mandat de dépôt. Elles ont comparu
ce vendredi pour trouble à l’ordre public, participation à une
manifestation illégale et rébellion.
L’audience, aussitôt ouverte, a été renvoyée au 15 février. Le gros
des personnes détenues s’est vu notifier une garde à vue administrative,
dont le délai légal est de quinze jours renouvelables. Selon la même
source, Maurice Kamto n’a, depuis son interpellation, toujours pas été
notifié ni de bon de garde à vue ni de mandat de dépôt.

