
Le mouvement populaire algérien, connu depuis des semaines pour sa mobilisation pacifique, a été terni vendredi par des violences qui ont opposé policiers et casseurs. La rue réclame le départ de tous les responsables du « système ». Mais les autorités ne semblent pas disposées à accorder de nouvelles concessions aux manifestants.
Cela fait deux mois de mobilisation et le bras de fer entre le
peuple et ses dirigeants se poursuit. A la tête du pays, se trouve
désormais Abdelkader Bensalah. Le président par intérim s’y engagé
solennellement. Le départ de son prédécesseur ouvre une période de
transition et son objectif est celui de permettre à l’Algérie d’entrer
dans une nouvelle ère.
Dialogue rompu
« Lors de l’élection présidentielle du 4 juillet prochain, les Algériens voteront en toute liberté et démocratie », promet Abdelkader Bensalah.
Cependant,
entre la rue et le sommet de l’Etat, le dialogue est rompu. Ce sont
vingt ans de colère et la mobilisation citoyenne ne jure que par une
seule chose, à savoir le pouvoir au peuple.
« Rien ne nous arrêtera »
Au centre d’Alger, une immense banderole a été déployée lors de ce huitième vendredi de mobilisation. « Rien ne nous arrêtera »,
peut-on lire. Une détermination sans faille qui implique le rejet de
tous les responsables, civils ou militaires qui incarnent le système.
Ils sont considérés, par la rue, comme des traitres à la Nation. Mais en
attendant, la situation reste bloquée.
« Nous sommes allés trop loin pour s’arrêter en si bon chemin » ont scandé les manifestants aux quatre coins de l’Algérie.

