
Au moins trois soldats ont été tués dans l'explosion de leur véhicule
sur une mine, vendredi dans
l'Extrême-Nord du Cameroun, région frontalière du Nigeria où sévit le groupe jhadiste Boko Haram, a appris l'AFP de sources sécuritaires.
l'Extrême-Nord du Cameroun, région frontalière du Nigeria où sévit le groupe jhadiste Boko Haram, a appris l'AFP de sources sécuritaires.
"Un véhicule du Bataillon d'intervention rapide (BIR, unité d'élite
de l'armée déployée dans l'Extrême-Nord pour combattre Boko Haram) est
passé sur une mine vers 10h dans une zone située entre les localités de
Gouzda-Vréket et Vouzi", a affirmé une source sécuritaire de la zone
jointe depuis Yaoundé.
"Le bilan provisoire est de trois morts et sept blessés", a-t-elle
ajouté, confirmant une information obtenue auprès d'un policier de la
région.
Toutes les victimes sont des soldats du BIR, selon le responsable
sécuritaire, qui a ajouté que l'incident s'est produit alors que les
militaires étaient en patrouille.
En plus des incursions régulières dans la région camerounaise de
l'Extrême-Nord, les jihadistes nigérians posent régulièrement des mines
sur les pistes utilisées par l'armée.
Lundi, trois soldats camerounais avaient été tués dans l'attaque par
Boko Haram d'un poste avancé de la Force multinationale mixte (FMM, une
coalition régionale engagée contre les jihadistes nigérians) dans la
même région.
La FMM, appuyée par des pays occidentaux, regroupe des militaires du
Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria, et est engagée dans la lutte
contre Boko Haram dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de
vigilance composés de citoyens locaux.
Depuis son apparition en 2009, Boko Haram, actif dans les pays
frontaliers du lac Tchad, a provoqué la mort d'au moins 27.000 personnes
et le déplacement d'environ 1,8 million de personnes qui ne peuvent
toujours pas regagner leurs foyers.
Par voa afrique

