
L'archevêque de Kinshasa, l'un des voix de l'église
catholique très influente en République
démocratique du Congo, a estimé
que les "récents événements socio-politiques n'ont pas beaucoup réalisé
les rêves de notre peuple", dimanche dans son message de Pâques, trois
mois après la première alternance à la tête de l'État.
« Dans notre pays, nous célébrons cette fête dans un
contexte où les désespoirs gagnent de plus en plus les coeurs des
congolaises et de congolais », a déclaré l’archevêque de Kinshasa, qui
conteste le résultat officiel de l’élection du 30 décembre 2018 et la victoire de l’opposant Félix Tshisekedi.
L’archevêque a récemment déclaré que M. Tshisekedi « a été
désigné par l’ancien président » Joseph Kabila, ce qu’affirme et dénonce
aussi l’autre opposant Martin Fayulu qui revendique la victoire.
« En même temps, nous sentons que nous devons le soutenir », avait ajouté l’archevêque de Kinshasa dans un entretien à Jeune Afrique après une tournée aux États-Unis et en Europe.
« Il y a quelques temps, les espoirs de tout un peuple ont été brisés
et sacrifiés sur l’autel des intérêts et calculs égoïstes de quelques
personnes, créant ainsi frustration et découragement », a-t-il détaillé
dans son message pascal.
« Pire encore, nous constatons que les conditions d’une société de
paix et de justice traînent encore à advenir », a-t-il ajouté. « Et les
événements socio-politiques de ces derniers jours ne font qu’entretenir
un climat d’incertitude pour un lendemain meilleur en RDCongo ».
Par Jeune Afrique

