
Une étude du « Wall Street Journal » établit un lien entre la consommation de streaming, la baisse de la libido et du taux de natalité.
Question récurrente depuis l'apparition de la télévision :
la fréquentation assidue des écrans, petits ou pas, serait-elle un
véritable tue-l'amour pour le couple, l'ennemi n° 1 de la libido ? Selon
Antoine de Saint-Exupéry,
aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, mais regarder ensemble
dans la même direction... sauf si cette direction est celle d'un écran
Netflix ? Le Wall Street Journal, s'appuyant sur une étude auprès de mille personnes, se pose ainsi très sérieusement la question d'une responsabilité de Netflix sur la baisse du taux de natalité aux États-Unis.
Ce qui apparaît en tout cas clairement, d'après cette étude, c'est
qu'une personne interrogée sur quatre a préféré regarder un programme en
streaming plutôt que d'avoir une activité sexuelle. Et le chiffre
grimpe à 36 % chez les 18-38 ans !
Jusqu'ici le hashtag viral #NetflixandChill était une façon à peine détournée d'inviter au sexe. Aujourd'hui, le flirt tourne au coup de froid à tel point, dixit le Wall Street Journal, que « certains jeunes couples qualifient la plateforme de streaming de nouveau contraceptif ». Et le quotidien américain de citer divers exemples pour appuyer son propos, telle cette jeune femme de 31 ans que son mari vient retrouver après avoir couché les enfants et qui préfère regarder un dessin animé plutôt que d'envisager autre chose. Ou cette chef d'entreprise de 36 ans qui affirme que 25 % des fois, elle et son mari choisissent Netflix plutôt que le sexe, malgré leur désir de concevoir un troisième enfant. « Il y a toujours un nouvel épisode de Schitt's Creek, dit-elle. Et nous sommes tellement bien sous la couverture, avec un verre de vin, que l'un de nous finit toujours par s'endormir. »
Le Dr Jean Twenge, professeur de psychologie à l'Université d'État de San Diego, explique qu'autrefois, votre émission de télévision préférée était diffusée à 22 heures précises et que les pauses commerciales donnaient aux gens une excuse pour parler à leurs partenaires. « Maintenant, dit-elle, si vous regardez quelque chose en streaming, le prochain épisode est immédiatement disponible, et il n'y a pas de publicité où vous pourriez vous regarder et dire : "Chéri, tu es mignon ce soir." » « Il n'a jamais existé une époque où l'on pouvait être aussi seul à deux », renchérit le Dr Megan Flemming, psychologue clinicien à New York.
Netflix a réagi à cet article en niant, bien sûr, toute responsabilité ou tout « acte répréhensible » dans la baisse du taux de natalité, soulignant que leurs abonnés passent en moyenne deux heures par jour et par foyer à regarder leurs programmes. « Nous sommes fiers de faire partie du Zeit Geist (l'esprit du temps, NDLR) culturel, mais obtenir le crédit des décennies de déclin sexuel est au-delà de nos capacités de programmation. »
Source: lepoint.fr
Jusqu'ici le hashtag viral #NetflixandChill était une façon à peine détournée d'inviter au sexe. Aujourd'hui, le flirt tourne au coup de froid à tel point, dixit le Wall Street Journal, que « certains jeunes couples qualifient la plateforme de streaming de nouveau contraceptif ». Et le quotidien américain de citer divers exemples pour appuyer son propos, telle cette jeune femme de 31 ans que son mari vient retrouver après avoir couché les enfants et qui préfère regarder un dessin animé plutôt que d'envisager autre chose. Ou cette chef d'entreprise de 36 ans qui affirme que 25 % des fois, elle et son mari choisissent Netflix plutôt que le sexe, malgré leur désir de concevoir un troisième enfant. « Il y a toujours un nouvel épisode de Schitt's Creek, dit-elle. Et nous sommes tellement bien sous la couverture, avec un verre de vin, que l'un de nous finit toujours par s'endormir. »
Moins de relations sexuelles qu'il y a trois décennies
Le taux de natalité en Amérique a récemment atteint un niveau historiquement bas. Crise économique, récession, essor de la contraception à long terme, les théories des démographes sont nombreuses. L'impact du divertissement en continu popularisé par Netflix, Amazon, Hulu et HBO serait une piste difficile à écarter selon le Wall Street Journal. Un article publié en 2017 dans Archives of Sexual Behavior révélait que les Américains avaient moins de relations sexuelles, en moyenne, qu'il y a trois décennies, et faisait du streaming un éventuel responsable.Le Dr Jean Twenge, professeur de psychologie à l'Université d'État de San Diego, explique qu'autrefois, votre émission de télévision préférée était diffusée à 22 heures précises et que les pauses commerciales donnaient aux gens une excuse pour parler à leurs partenaires. « Maintenant, dit-elle, si vous regardez quelque chose en streaming, le prochain épisode est immédiatement disponible, et il n'y a pas de publicité où vous pourriez vous regarder et dire : "Chéri, tu es mignon ce soir." » « Il n'a jamais existé une époque où l'on pouvait être aussi seul à deux », renchérit le Dr Megan Flemming, psychologue clinicien à New York.
Netflix a réagi à cet article en niant, bien sûr, toute responsabilité ou tout « acte répréhensible » dans la baisse du taux de natalité, soulignant que leurs abonnés passent en moyenne deux heures par jour et par foyer à regarder leurs programmes. « Nous sommes fiers de faire partie du Zeit Geist (l'esprit du temps, NDLR) culturel, mais obtenir le crédit des décennies de déclin sexuel est au-delà de nos capacités de programmation. »
Source: lepoint.fr

