
La justice a accéléré en cette fin de semaine la cadence des affaires judiciaires impliquant plusieurs
L’ex-ministre du Commerce Amara Benyounes a également a été incarcéré
ce jeudi par le juge d’instruction de la Cour suprême pour les mêmes
motifs.
La veille, l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia et l’ex-ministre
Abdelghani Zaalane se sont présentés mercredi devant le juge
d’instruction de la Cour suprême.
Ouyahia a été placé sous mandat de dépôt et incarcéré à la prison
d’El Harrach le jour même. Zaalane a été placé sous contrôle judiciaire,
s’est vu retirer son passeport ordinaire et diplomatique et
l’obligation de « pointer » une fois par mois au commissariat. Le
parquet général près la Cour suprême a décidé de faire appel de cette
décision, selon toute vraisemblance pour demander sa mise en détention
provisoire.
Ouyahia, Sellal, Benyounes et Zaalane font partie d’une première
liste de douze personnalités poursuivis pour des malversations. Les huit
autre sont : les anciens ministres Amar Tou, Boudjemaa Talai, Karim
Djoudi, Amar Ghoul, Abdelkader Bouazghi et Abdeslam Bouchouareb,
l’ex-wali Abdelkader Zoukh, et de l’actuel wali d’El Bayadh Mohamed
Djamel Khenfar.
Le Conseil de la Nation a reçu ce mercredi une demande de la justice
relative à la levée de l’immunité parlementaire de l’ex-ministre des
Travaux publics Amar Ghoul, occupant actuellement le poste de sénateur
du tiers présidentiel. L’Assemblée populaire nationale a de son côté
reçu une demande de la justice relative à la levée de l’immunité
parlementaire de l’ex-ministre des Transports Boudjemaa Talai,
actuellement député FLN.
Ces douze personnalités avaient déjà été auditionnées fin mai par le
procureur du tribunal de Sidi M’Hamed qui a transmis leurs dossiers à la
Cour suprême, comme le prévoit la procédure. Les douze personnalités
politiques sont poursuivies dans le « cadre d’enquêtes préliminaires
effectuées par la gendarmerie concernant des faits à caractère pénal »,
avait indiqué le parquet de la Cour d’Alger dans un communiqué signé par
le nouveau procureur Belkacem Zeghmati.
Selon nos sources, les poursuites contre ces douze personnalités sont
notamment liées aux enquêtes en cours sur l’homme d’affaires Ali
Haddad. Ce dernier, incarcéré à la prison d’El Harrach depuis fin mars,
est poursuivi dans plusieurs affaires liées à des attributions de
marchés publics et de foncier.
D’autres dossiers impliquant d’anciens ministres de Bouteflika ont
été ouverts. Djamel Ould Abbes et Said Berkat, deux ex-ministres de la
Solidarité nationale, ont renoncé à leur immunité parlementaire. Ils
devraient comparaître très prochainement dans une affaire de
détournement de fonds du temps où ils étaient ministres.
Par TSA
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