
Dix candidats aux primaires démocrates pour la
présidentielle 2020 se sont affrontés mercredi à
Miami. La sénatrice
progressiste Elizabeth Warren a confirmé sa domination, même si les
candidats les plus populaires doivent débattre jeudi soir.
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- Elizabeth Warren domine
Sur la scène à Miami, Elizabeth Warren, qui se targue d'avoir "un plan" pour chaque problème aux États-Unis, a réussi à asseoir son autorité. L'ex-professeure de Harvard s'est d'abord attaquée aux inégalités économiques. Selon elle – et ses concurrents ne l'ont pas contredite –, l'économie sous Donald Trump se porte bien uniquement pour les plus riches. La candidate, qui se situe à l'extrême gauche du Parti démocrate, a promis de démanteler les géants de la tech et les monopoles. "Cela fait trop longtemps que les monopoles versent des dons aux campagnes électorales et financent les comités d'action politique", a-t-elle dénoncé. "Je veux rendre le gouvernement au peuple", a-t-elle encore proclamé.
Elizabeth Warren a également répété son soutien à une proposition phare de Bernie Sanders : l'assurance santé publique universelle, une idée de plus en plus populaire au sein du parti. Certains candidats, comme la sénatrice du Minnesotta Amy Klobuchar (1 % des intentions de vote), ou l'ancien représentant du Texas, Beto O'Rourke (3 % des intentions de vote), se sont montrés plus réservés sur cette question.
- Duel entre Texans
C'est sur ce sujet qu'il s'est fait remarquer mercredi soir, notamment en taclant Beto O'Rourke, Texan lui aussi, sur ses positions. Julian Castro s'est targué de vouloir mettre fin à la disposition législative criminalisant l'entrée illégale aux États-Unis – permettant ainsi à l'administration Trump d'enfermer les familles de migrants dans des camps – et a reproché à Beto O'Rourke de ne pas aller aussi loin. Il espérait peut-être puiser ainsi dans le réservoir de voix de son rival géographique. Au bout de 45 minutes de débat, les recherches Google sur le nom "Julian Castro" avaient augmenté de 2 400 %, a tweeté MSNBC, la chaîne qui diffusait la soirée.
- Les candidats qui tirent leur épingle du jeu
Bill de Blasio, le maire de New York (moins de 1 % des intentions de vote) et le dernier des démocrates sur scène à avoir déclaré sa candidature, s'est illustré par son ton dynamique. Il fut l'un des seuls à couper la parole de ses concurrents pour les bousculer. "Le Parti démocrate doit être fort, audacieux et progressiste", a-t-il insisté, appelant la formation "placer les travailleurs d'abord".
Amy Klobuchar, la sénatrice du Minnesotta, s'est différenciée par ses positions plus modérées sur la santé, l'immigration ou le coût des études universitaires. "Je ne suis pas la candidate typique de l'establishment", a-t-elle affirmé à la fin de la soirée. "Je suis capable de battre Donald Trump", a-t-elle assuré, s'appuyant sur ses victoires électorales passées dans des terrains difficiles.
La représentante de Hawaï Tulsi Gabbard, enfin, a été la seule a exprimer des positions anti-interventionnistes. Vétéran de la guerre en Irak, critiquée pour avoir rencontré Bachar al-Assad et pour ses positions parfois qualifiées de "pro-russes", a répété qu'elle soutenait le retrait des troupes américaines d'Afghanistan et a alerté sur les désastres potentiels d'une guerre contre l'Iran.
À noter que le processus des primaires américaines se tiendra de février à juin 2020.
Par France 24

