
Les hommages officiels à Étienne Tshisekedi vont se poursuivre ce samedi 1er juin toute la journée en présence de plusieurs chefs d'États et de gouvernements. La journée s'achèvera par l'inhumation du corps d'Étienne Tshisekedi au mausolée qui a été érigé dans la périphérie de la capitale. La cérémonie sera privée et est prévue à 17 heures. Jeudi, l'archevêque de Kinshasa Fridolin Ambongo, évoquait la question des possibles exclus des cérémonies. Des invitations ont été envoyées, mais apparemment dans la classe politique tout le monde ne les a pas reçues.
Martin Fayulu, affirme ne pas avoir reçu l’invitation pour les
obsèques. Le candidat de la plateforme Lamuka à la dernière
présidentielle aurait fait des démarches pour être de la partie : « On m’a fait comprendre que j’étais indésirable », explique Martin Fayulu.
Ève Bazaiba, la secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, parle elle d’« attaques personnelles dont elle fait l’objet à longueur de journée sur les réseaux sociaux »,
une hostilité qu’elle décrit et met au compte de la plateforme Cap pour
le changement (Cach) qui n’aurait pas apprécié la campagne pour la
vérité des urnes menée par Lamuka.
Muzito et Katumbi également indésirables
Adolphe
Muzito lui aussi sera absent de ces obsèques. Selon lui, la police de
Kinshasa aurait dit explicitement dans un communiqué que « la présence des leaders de Lamuka n’était pas souhaitable pour des raisons sécuritaires ».
Moïse Katumbi,
ex-gouverneur du Katanga et farouche opposant de l’ancien président
Joseph Kabila, aurait été exclu de la liste des invités. Selon une
source généralement bien informée, Joseph Kabila qui est en coalition
avec le Front commun pour le Congo (FCC) aurait insisté auprès du
pouvoir actuel et obtenu que Katumbi ne puisse pas être présent aux
obsèques.

