
En Algérie, c’est ce samedi à minuit qu’expirait le délai pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain. Les candidats se sont succédé au siège de l’organisation indépendante d’organisation des élections et il y a donc candidats.
D’anciens ministres et Premiers ministres d’Abdelaziz Bouteflika,
des présidents de petits partis proches de l’ancienne alliance
présidentielle, des inconnus qui étaient déjà candidats aux scrutins
annulés des 18 avril et 4 juillet derniers mais aussi un présentateur de
télévision, un vétérinaire qui a fait fortune en important des
médicaments ou le président d’une association de protection de
l’enfance...
Au total, 22 hommes sont candidats à l’élection du 12 décembre prochain.
Au total, 22 hommes sont candidats à l’élection du 12 décembre prochain.
Celui
qui était attendu samedi après-midi s’est bien présenté. Ali Benflis,
75 ans, ancien chef de gouvernement, deux fois candidat déçu à la
présidentielle, face à Abdelaziz Bouteflika, est venu accompagné de son
staff. Ali Benflis avait annoncé sa candidature à l’élection du 17
avril, avant de renoncer, après la deuxième semaine de protestations.
Cette fois, il confirme bien sa candidature.
Dans la matinée,
c’est d’abord Ali Zeghdoud, âgé de plus de 80 ans, président d’un petit
parti, Rassemblement algérien (RA), qui s’est rendu dans les locaux de
l'instance d'organisation des élections, l'Autorité nationale
indépendante des élections (ANIE). Peu connu, il avait été le premier à
déposer un dossier de candidat pour l’élection prévue le 17 avril. A l’époque, il était encore question d’un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika.
Abdelmadjid Tebboune,
âgé de 73 ans, s’est également présenté pour déposer son dossier.
Ancien wali et plusieurs fois ministre. Il a notamment été le Premier
ministre d’Abdelaziz Bouteflika pendant quelques mois en 2017, avant
d’être remercié. Face à la presse, cet ancien proche d’Abdelaziz
Bouteflika a déclaré qu’il n’y avait pas d’autre solution que
l’élection.
Parmi les autres candidats connus samedi soir,
l’ancien ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, 60 ans, et Abdelkader
Bengrina, qui a été ministre du Tourisme. Mais il y a aussi deux autres
hommes, inconnus du grand public : Abderrezak Habirat et Djamal Abbas.
Enfin,
il y a les absents. D’abord, les principaux partis islamistes qui
considèrent que les conditions ne sont pas réunies. Ensuite, le Parti
des travailleurs, dont la secrétaire générale, Louisa Hanoune a été
condamnée à 15 ans de prison pour « complot », et enfin, le FLN, le
parti historique du pays dont Abdelaziz Bouteflika était le président
d’honneur ne présentera pas de candidat.

