D’un pays à l’autre, la compagnie française ne rembourse pas de la même manière les passagers.
Les
compagnies aériennes vont-elles rembourser tous les passagers dont le
vol a été annulé en raison de l’épidémie de coronavirus ? Faute de liquidités, elles ne le souhaitent pas.
Ce serait " quasiment inabordable financièrement parlant", selon
Alexandre de Juniac, le directeur général de l’association
internationale du transport aérien (Iata). Ainsi, beaucoup, dont Air
France cherchent à imposer des bons d’achats valables 12 mois. Mais,
selon Air Journal,
le traitement ne serait pas le même pour tous. Ainsi, les Américains ou
les Israéliens pourraient bénéficier d’un remboursement chez Air
France, à la différence des Français.
La menace judiciaire
Alors que la compagnie vient d’obtenir un financement de 7 milliards de la part de l’Etat,
les clients de ces deux pays bénéficieraient ainsi d’un remboursement
comptant et en numéraire. Selon le média, Air France aurait eu le droit,
comme d’autres compagnies, à un rappel à l’ordre de la part des
autorités israéliennes et américaines. En Israël, huit compagnies, dont
Air France, ont ainsi été sous la menace d’une action collective si les
vols n’étaient pas remboursés. Aux Etats-Unis, le Département du
Transport (DOT) a rappelé les compagnies aériennes à la loi dès le 3
avril. Dans les deux cas, la compagnie s'est exécutée.
En
France, pourtant, le règlement européen 261/2004 s’applique. Il stipule
qu’en cas d’annulation de vol, la compagnie aérienne doit proposer le
remboursement comptant du billet d’avion comme premier choix à un
passager. L’avoir ne peut pas constituer l’unique solution proposée aux
consommateurs. Dans l’Hexagone, 57 compagnies aériennes ont été mises en
demeure par l’UFC-Que Choisir, mais aucune action judiciaire n’a été
initiée. Selon une étude de la Bank of America, la recette des billets
des vols annulés représenterait 55 % de la trésorerie disponible du
groupe Air France.
Par capital.fr

