États-Unis - De nombreux manifestants portaient des casquettes ou des pancartes à l'effigie de
Donald Trump
La situation
se tend un peu plus. Des manifestants armés sont entrés jeudi
légalement dans le Capitole de l’État américain du Michigan où les
parlementaires étaient réunis, pour exiger l’assouplissement des mesures
de déconfinement mises en place pour lutter contre la propagation du Covid-19.
Des dizaines de manifestants, dont certains armés, se sont rassemblés
dans l’entrée du Capitole, siège du Parlement du Michigan à Lansing, sa
capitale. Ne portant pas de masque, certains ont hurlé au visage de
policiers masqués, pour réclamer l’accès à la Chambre.
« Juste au-dessus de moi, des hommes avec des fusils nous crient
dessus », a tweeté une sénatrice du Michigan, Dayna Polehanki, avec une
photo montrant quatre hommes dont un semblait porter une arme.
« Certains de mes collègues qui possèdent des gilets pare-balles les
portent », a-t-elle précisé.
Des militants anti-confinement et pro-Trump
Dehors, des
manifestants brandissaient des pancartes contre le confinement, dont une
montrait la gouverneure démocrate, Gretchen Whitmer, grimée en Adolf
Hitler. Un groupe appelé « le Michigan uni pour la liberté » avait
organisé la manifestation, surnommée « le rassemblement patriote
américain ». Dans la foule, on trouvait de nombreuses casquettes « Make
America Great Again » ou encore une pancarte géante « Trump Unity
Rally ».
La police locale a expliqué à NBC News qu’il était légal de porter
des armes dans le Capitole, comme dans le reste de l’Etat du Michigan.
C’est la deuxième fois en avril que des manifestants, parfois armés, se
rassemblent à Lansing pour demander la fin du confinement dans le
Michigan, qui compte plus de 3.500 décès liés au Covid-19, selon les
données de l’université Johns Hopkins.
Malgré les manifestations,
la gestion de la crise du coronavirus par la gouverneure Gretchen
Whitmer a été plutôt favorablement perçue, selon plusieurs enquêtes
d’opinion récentes.
Par 20 Minutes avec AFP

