L'épidémie de coronavirus touche encore de plein fouet l'Amérique du Nord. Le bilan de la pandémie
de coronavirus au Mexique
a dépassé les 40 000 morts, a annoncé mardi le secrétariat mexicain à
la Santé. « Décès : 40 400 », signale le point quotidien du secrétariat à
la Santé sur l'évolution de la maladie, qui indique que 915 nouveaux
décès ont été enregistrés ces 24 dernières heures. Le premier cas de
contamination au Mexique avait été détecté le 28 février.
Le Mexique, avec 127 millions d'habitants, a le deuxième plus grand nombre de morts en Amérique latine après le Brésil, qui compte 80 000 morts. Il se situe au 4e rang de tous les pays du monde en nombre de décès liés au Covid-19 derrière les États-Unis, le Brésil et le Royaume-Uni.
Cette semaine, le président Manuel Lopez Obrador a promis d'améliorer
les normes de santé dans le pays pour l'aider à lutter contre la menace
du virus. La capitale mexicaine était l'épicentre du virus. Mardi, elle a
enregistré 64 431 cas confirmés et 8 354 décès cumulés.
« Que vous aimiez les masques ou pas, ils ont un impact »
Au
nord de la frontière, les États-Unis ont, pour le huitième jour
d'affilée, enregistré plus de 60 000 nouveaux cas de contamination au
coronavirus en l'espace de 24 heures, selon le comptage mardi à 20 h 30
(heure locale) de l'université Johns-Hopkins. Les 68 524 nouvelles
infections relevées sur une journée portent à plus de 3,89 millions le
nombre total de cas positifs dans le pays depuis le début la pandémie,
apparue en décembre en Chine avant de se propager dans le reste du
monde. Le Covid-19 y a par ailleurs causé la mort de 961 personnes au
cours des dernières 24 heures, pour un total de 141 883 décès, selon
l'université basée à Baltimore, dont les bilans font référence.
De
loin le pays le plus touché au monde en valeur absolue, les États-Unis,
après avoir connu une amélioration vers la fin du printemps, voient
depuis plusieurs semaines l'épidémie repartir à la hausse, notamment
dans le sud et l'ouest du pays. « Cela va sûrement, malheureusement,
empirer avant de s'améliorer », a déclaré mardi Donald Trump à la
Maison-Blanche lors de sa première conférence de presse depuis avril sur
la crise sanitaire. Le président américain a pour la première fois
clairement recommandé le port du masque « quand la distanciation
physique n'est pas possible ». « Que vous aimiez les masques ou pas, ils
ont un impact », a-t-il plaidé, allant même jusqu'à « implorer » les
jeunes d'« éviter les bars bondés ».
Par Le Point.fr avec AFP

