Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants : un point
sur les dernières évolutions de
la pandémie de Covid-19 en France et
dans le monde.La situation en France
L'épidémie de Covid-19 a fait 13
nouveaux morts à l'hôpital depuis lundi en France mais le bilan général a
été revu à la baisse après correction du nombre de décès dans les
Ehpad, portant le total des victimes à 30.165, selon la Direction
générale de la Santé. Dans le même temps «la circulation du virus est en
augmentation sur le territoire national», ce qui se traduit notamment
par «une hausse du nombre de recours à SOS Médecins, des passages aux
urgences, du nombre de clusters et de nouvelles hospitalisations»,
souligne la DGS. SOS Médecins a réalisé en 24 heures 413 interventions
pour suspicion de COVID-19, soit 4% de l’activité totale. Les services
d’urgence ont noté 215 passages pour ce même motif, soit 0,6 % de
l’activité totale.
Depuis le début de l'épidémie, 19.649 personnes
sont décédées au sein des établissements hospitaliers et 10.516 en
établissements sociaux et médico-sociaux (Ehpad). Un précédent bilan
faisait état de 10.541 morts en Ehpad. «Santé Publique France nous
signale un retraitement des données relatives aux décès dans ces
établissements, aboutissant à une diminution du nombre de décès»,
explique la DGS. En tout 6.482 personnes sont hospitalisées pour une
infection COVID-19, dont 455 en réanimation, soit 12 de moins que lundi.
Depuis
le 9 mai, 547 cas groupés (clusters) ont été détectés mais 339
clôturés, relève la DGS, ce qui porte à 208 le nombre de foyers encore
actifs au 21 juillet, dont huit nouveaux depuis la veille. Dans le
détail, sur ces 208 foyers encore actifs, 66 sont considérés comme
«maîtrisés», ce qui signifie que le suivi des contacts est en cours et
qu'il n'y a pas de nouveaux cas 7 jours après le dernier connu, a
précisé le ministère de la Santé à l'AFP. Un cluster est défini par la
survenue d’au moins trois cas confirmés ou probables, dans une période
de 7 jours, qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à
un même rassemblement. Les clusters clôturés signifient qu'aucun nouveau
cas n'y a été constaté «14 jours après la date de début des signes du
dernier cas et la fin de la quatorzaine de tous les contacts».
A
l'occasion des vacances, «les déplacements, évènements et regroupements
familiaux ou amicaux, sont des facteurs susceptibles de favoriser la
reprise de l’épidémie», souligne la DGS. En Mayenne, la situation
épidémiologique fait toujours l’objet d’une surveillance renforcée en
raison d’une incidence et d’un taux de positivité des tests élevés. En
Guyane, le pic épidémique semble dépassé mais la région reste classée à
un niveau de vulnérabilité élevé.
Flambée au sud des Etats-Unis
Le
président américain Donald Trump a reconnu mardi la gravité de la
situation. «Cela va sûrement, malheureusement, empirer avant de
s'améliorer. Je n'aime pas dire ça mais c'est comme ça», a-t-il déclaré à
la Maison Blanche, avant d'appeler «tout le monde» à porter un masque,
quand la distanciation physique n'est pas possible.
Plus de 60.000
nouveaux cas de contamination au coronavirus en l'espace de 24 heures
ont été recensés aux Etats-Unis pour le huitième jour consécutif. La
flambée des infections est particulièrement importante dans le sud et
l'ouest du pays ou encore en Floride où on compte moins de 20% de lits
disponibles dans les services de soins intensifs. Le nombre réel de
personnes infectées par le nouveau coronavirus aux Etats-Unis est deux à
13 fois supérieur au nombre officiel de cas au printemps, selon des
données des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC)
publiées mardi.
Le point dans le monde
La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 610.604 morts
dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à
partir de sources officielles mardi à 11H00 GMT. Plus de 1.4736.138 cas
d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et
territoires.
Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 140.909 décès, devant le Brésil (80.120), le Royaume-Uni (45.312), le Mexique (39.485) et l'Italie (35.058).
La Suède, qui affiche déjà un des bilans les plus lourds par habitant
dans le monde, a jugé mardi probable un scénario prévoyant 3.000 décès
supplémentaires.
Par Paris Match avec AFP

