
MTN Group est en discussion avancée avec TeleInvest pour lui céder ses 75% de MTN Syrie et sortir
du pays qui connait un conflit armé depuis 2011. Le groupe télécoms sud-africain envisage également de se retirer d’Afghanistan et du Yémen. Mais il conservera ses activités en Iran.
Le
groupe télécoms sud-africain MTN a confirmé son intention de quitter la
Syrie. La société a révélé que des discussions sont déjà avancées sur
la question. Le saoudien TeleInvest, qui détient déjà 25% de MTN Syrie,
est l’entreprise à qui MTN Group veut céder ses 75% d’actions.
La
sortie de MTN Group de Syrie est évidemment justifiée par les
difficultés que rencontre l’entreprise sur le marché syrien en proie à
un conflit armé depuis 2011. Conflit qui nuit à l’investissement dans le
réseau, au développement des services et même au pouvoir d’achat des
populations.
A
cela s’ajoutent les sanctions américaines dont les nouvelles sont
entrées en vigueur le 17 juin 2020 à travers la loi César. Elle prend
des mesures contre des entités étrangères collaborant avec le régime
syrien. Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, précisait
alors que « quiconque fera affaire avec le régime Assad, et où qu'il
se trouve dans le monde, s'expose à des restrictions de voyage et à des
sanctions financières ».
Présent
en Syrie depuis 2007, MTN Group qui détenait la seconde place du marché
télécoms en termes de parts, derrière Syriatel, est aujourd’hui
confronté à un recul de ses revenus qui a débuté il y a neuf ans. Le
revenu de la filiale syrienne est passé de 6 463 millions de rands
(371,5 millions USD) en 2011 à 2 986 millions de rands (171,7 millions
USD) en 2019.
En
plus de la Syrie, MTN Group songe également à quitter l’Afghanistan et
le Yémen. L’opérateur télécoms indique qu’il cherchera des opportunités
dans ce sens. Cependant, il affirme qu’il demeurera en Iran. « L'étroite
collaboration entre MTN Group et MTN Irancell – dans laquelle le groupe
détient une participation minoritaire de 49% – se poursuivra en l'état
et les affaires se dérouleront comme d'habitude ».
Par Agence Ecofin

