Selon
l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc), une
trentaine de conteneurs bourrés d’huiles végétales ne respectant pas les
normes requises au Cameroun sont actuellement parqués dans
l’enceinte
du port de Douala depuis le mois d’août 2015. L’Asroc craint surtout que
ces huiles végétales se retrouvent sur le marché local.
En
effet, apprend-on, la société African Food, importatrice de ces
cargaisons d’huiles végétales, et sa banque, la Bicec en l’occurrence,
viennent de saisir le gouvernement camerounais pour obtenir
l’autorisation spéciale de commercialiser ces huiles. Ceci dans la
mesure où, depuis juin 2015, une décision gouvernementale est venue
prescrire, entre autres exigences, le respect de la norme nationale
adoptée pour les huiles commercialisées sur le territoire camerounais.
Laquelle norme n’est pas respectée par la cargaison sus-mentionnée.
Pour
rappel, grâce à cette mesure, qui fut alors couplée à l’application
d’une valeur de référence (1500 FCfa le litre) pour le dédouanement des
huiles importées, les raffineries d’huile qui avaient vu leurs capacités
de production dégringoler de 70 à 30%, ont pu récupérer au moins 20% de
leurs capacités à fin 2015, a fait savoir Koulou Ada, le président du
Comité de régulation de la filière des oléagineux.
BRM
Investir au Cameroun, le mag de l'économie camerounaise

