Le manque de collaboration entre les directions générales des impôts et des douanes est officiellement identifié comme un frein à la maximisation de la collecte des recettes fiscalo-douanières au Cameroun. Afin d’inverser
cette tendance, le ministre camerounais des Finances, Alamine Ousmane Mey (photo), vient de parrainer la signature d’une convention de partenariat entre les administrations fiscale et douanière.
Concrètement,
grâce à cette «fusion» et à un système informatique de collecte, de
partage et d’analyse des données, les directions générales des impôts et
des douanes vont désormais partager leurs informations, afin
d’optimiser la collecte des recettes. Cet outil, apprend-on, est le
fruit de la coopération entre le Cameroun et la GIZ, l’organisme de
coopération allemand.
Selon
les autorités publiques camerounaises, cet outil est d’autant plus
efficace qu’il permettra, par exemple, d’éviter les déperditions
jusqu’ici enregistrées lors de la collecte de la Taxe sur la valeur
ajoutée (TVA), impôt qui représente plus de 30% des recettes budgétaires
nationales.
Ce
partenariat entre la douane et le fisc camerounais intervient dans un
contexte de baisse des recettes pétrolières, lesquelles représentent 25%
de l’enveloppe budgétaire du pays. Aussi, pour faire face à ses besoins
financiers, l’Etat camerounais surfe-t-il sur les emprunts et la
maximisation de la collecte des recettes fiscalo-douanières.
BRM
Investir au Cameroun

