Le plus grand boxeur de tous les temps nous quittait vendredi dernier
à l’âge de 74 ans, après avoir longtemps souffert de la maladie de
Parkinson. Mohamed Ali a vécu une vie fascinante, remplie d’anecdotes
savoureuses, dont nous vous livrons quelques unes.1. Cassius Clay, son «nom d’esclave»
Au départ, il portait le nom de Cassius Clay. Un nom issu d’un
fervent abolitionniste américain du 19e siècle. Mais en 1964, Clay
annonce sa conversion à l’islam et change son «nom d’esclave» pour se faire appeler désormais Mohamed Ali.
2. Ali était d’origine irlandaise
C’est une révélation qui va vous paraitre surprenante pour ce
combattant engagé qui prônait la séparation des races au moment où il
luttait pour le mouvement Nation de l’Islam. Sachez alors que
l’arrière-grand-père d’Ali, Abe Grady, était un Irlandais installé dans
le Kentucky dans les années 1860. Après avoir épousé une esclave libre,
il donne naissance à John Grady, lui-même père d’Odessa Lee Grady Clay,
la mère de Mohamed Ali. En 2009, l’ancien champion du monde s’était
d’ailleurs rendu à Ennis, une petite ville de l’ouest de l’Irlande, pour
rencontrer les membres de sa famille lointaine.
3. Première «victime» : sa mère
«La première personne que j’ai mis KO, c’est ma mère», disait-il. A l’âge de 2 ans, le premier crochet d’Ali coûtera deux dents à sa mère, Odessa Clay.
4. Une idole nommée Sugar
C’est une scène qui se passe devant le restaurant de Sugar Ray
Robinson en 1960, quand la future légende n’avait que 18 ans, et portait
toujours à l’époque son nom Cassius Clay. Alors, il décide de faire du
tapage devant le restaurant situé dans le quartier d’Harlem à New-York,
il affirme «Tu es le roi, mon maître, mon idole ! Quand j’aurai gagné la médaille d’or aux Jeux, je veux que tu sois mon manager.» Robinson lui intime l’ordre de déguerpir. «A ce moment, je me suis juré de ne jamais repousser un fan», dira plus tard Ali.
5. Ali n’a jamais jeté sa médaille olympique dans la rivière Ohio
Plusieurs langues avaient affirmé que Mohamed Ali aurait jeté sa
médaille dans la rivière parce qu’il aurait été refoulé dans un
restaurant de Louisville, à son retour des jeux olympiques de Rome en
1960. Pour le plus grand boxeur de tous les temps, ce ne sont que des
inventions puisqu’il avouera plus tard l’avoir simplement égarée. Par
ailleurs, une réplique de sa médaille lui est offerte en 1996, lorsqu’il
allume la flamme olympique aux JO d’Atlanta.
6. Ali était un mauvais élève
L’anecdote est rapportée par William Klein, réalisateur de Muhammad Ali, the Greatest (1969), dans L’Equipe du 17 janvier 2012. «Après
sa victoire contre Liston, en 1965, je me suis retrouvé avec Ali dans
son motel. Un Mexicain lui a demandé un autographe et lui a dit qu’il
avait beaucoup d’amis au Mexique. Ali a répondu : ’’Mexico ? Ah oui, tant mieux. Comment écrivez-vous Mexico ? Je ne suis pas allé à l’école longtemps.’’ C’était ça Ali. Malin comme un singe, mais sans grande culture.»
7. Boxeur, danseur mais aussi chanteur
Au-delà de ses dons d’orateur, Ali avait un autre talent, plus
méconnu. En 1964, peu avant son Championnat du monde contre Sonny
Liston, celui qui se nomme encore Cassius Clay sort un album, sobrement
intitulé I am the greatest, mélange d’auto-adulation musicale
et d’interprétations de grands classiques. Après la conversion d’Ali à
l’Islam, Columbia records s’empressera de retirer l’album des ventes.
8. Ali a sauvé un homme du suicide
En 1981, un jeune garçon de 21 ans, a voulu mettre fin à ses jours à
Los-Angeles. Se tenant debout sur le bord de la fenêtre du 9e étage d’un
immeuble. Une affaire très compliquée que même les policiers et
psychologues présents n’ont pas pu maitriser. Le fait du hasard a fait
que Mohamed Ali passait par là, et sur le champ, il s’est porté
volontaire pour ramener le jeune à la raison. «Je suis ton frère, je veux t’aider»,
lui crie l’ancien champion du monde de la fenêtre la plus proche. Vingt
minutes tendues s’écoulent au bout desquelles l’homme renonce
finalement à son geste funeste. «Sauver une vie est plus important pour moi que n’importe quelle ceinture», dira Ali.
10. Une étoile pas comme les autres
En 2002, Mohamed Ali obtient son étoile à Hollywood, mais pas sur le fameux Walk of Fame.
A sa demande, la sienne est incrustée dans le mur du Kodak Theater, où
se déroule la cérémonie des Oscars. Ali ne souhaitait pas que son nom
soit piétiné.
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